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L’univers de la truffe

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Sexualité de la truffe and co.

vendredi 7 novembre 2008, par Didier Garzandat


SORGES – 27 octobre 2008 - Le président de la Fédération Nationale des Trufficulteurs annonce du nouveau sur la connaissance des mécanismes complexes de reproduction du diamant noir.

Extraits de l’article paru dans SUD OUEST.COM – 27 octobre 2008

La vie sexuelle des truffes excite décidément la curiosité des scientifiques ! Les Grecs et les Romains prêtaient déjà à la truffe des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques, pouvoir qu’on lui reconnaissait d’ailleurs encore au XIXe siècle. Déjà connu donc pour ses qualités aphrodisiaques, le « diamant noir » serait peut-être le fruit des copulations microscopiques de cellules de mycélium. Et dire que cette truffe, génératrice de tant de fantasmes, était considérée jusqu’alors comme un champignon plus ou moins hermaphrodite, en tout cas dénué de sexualité à défaut d’être sans saveur !

C’est Jean-Charles Savignac, président de la Fédération française des trufficulteurs, qui a annoncé la nouvelle samedi, à Sorges, devant un aréopage de trufficulteurs réunis pour la présentation d’un livre sur l’âge d’or et l’exportation de la truffe du Périgord. Celle-ci serait en effet hétérothallique. C’est-à-dire liée à une reproduction entre deux individus génétiquement différents, donc de « sexes » différents qui génèreraient ainsi des spores. Cette découverte pourrait avoir des conséquences non négligeables pour les trufficulteurs, notamment dans leur manière de préparer les plants et de réensemencer le sol des truffières.


Commentaires :

- La vie sexuelle des truffes excite la curiosité scientifique ainsi que celle des journalistes ! On appréciera l’amalgame entre les vertus « supposées » aphrodisiaques de la truffe et les mécanismes de reproduction de la truffe elle-même… Je croyais que la sexualité des truffes était un sujet déjà connu ? Voir le schéma extrait de la revue du trufficulteur. Bref. Si vous avez des infos, des sources scientifiques pour m’éclairer sur cette découverte… Je sais que beaucoup de monde passe par ici, alors qui peut en dire plus ?

- En passant, savez-vous que le livre de Brillat savarin « La physiologie du goût » est numérisé en ligne ici [1]

Et pour les courageux qui sont allés jusqu’au bout de l’article, je l’ai trouvé disponible sur ce blog pour adultes. Voilà le résultat lorsque les sens se mêlent aux sciences… ;-)

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Notes

[1] Project Gutenberg’s Physiologie du goût, by Jean Anthelme Brillat-Savarin. This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included with this eBook or online at www.gutenberg.org

Title : Physiologie du goût

Author : Jean Anthelme Brillat-Savarin

Release Date : September 23, 2007 [EBook #22741]

Language : French

Character set encoding : ISO-8859-1

*** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK PHYSIOLOGIE DU GOÛT ***

Produced by Mireille Harmelin, Rénald Lévesque and the Online Distributed Proofreaders Europe at http://dp.rastko.net. This file was produced from images generously made available by the Bibliothèque nationale de France (BnF/Gallica)

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30 Messages de forum

  • Livre en question dans l’article

    7 novembre 2008 14:59, par Seb06
    Quel est ce livre qui vient de sortir sur « L’âge d’or et l’exportation de la truffe du Périgord » je ne trouve pas de références ?

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  • Sexualité de la truffe and co.

    8 novembre 2008 19:03, par CAZAUX
    Bonsoir, Mais non le cycle de la truffe *n’est pas connu* tout n’est que *supposition* et ce n’est pas parce que l’on vient nous dire que les truffes seraient heterothalliques (ce qui restent encore à démontrer) que pour autant on puisse dire que l’on connaît le cycle nos truffes. Car je voudrai bien savoir*comment* on puisse dire que les truffes sont heterothalliques alors que l’on ne sait pas faire germer une spore et *comment* savoir que toutes les spores d’une truffe sont + ou - (male ou femelle) ? Je crois bien qu’on arrive au même miracle que les *plants truffiers*. CM

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    • Sexualité de la truffe and co. 9 novembre 2008 22:09, par DG

      Bonjour Monsieur,

      J’espère que vous allez bien depuis tout ce temps ? Je me posais quelques question après cette longue période de silence… Je vois que vous êtes toujours au front pour nous empêcher de tourner en rond ! Merci d’être repassé par ici.

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      • Sexualité de la truffe and co. 10 novembre 2008 07:07, par CM
        Bjr M garzndat, Je n’empeche personne de tourner en rond j’essaye tout simplement de rester objectif. Vous savez la verité sort toujours tot ou tard,et il faudra bien qu’un jour toutes ces affirmations qui ne servent qu’à permettrent de toucher des royalties et qui ne donnent aucun resultat fassent l’objet d’une déclaration officiele de tromperie.CM

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    • Sexualité de la truffe and co. 10 novembre 2008 09:31, par C. Murat

      Bonjour,

      Je me permet de vous répondre car je trouve que vous êtes un peu ’impulsif’ dans vos affirmations. Avez vous lu les papiers reportant les travaux qui suggèrent que T. magnatum et T. melanosporum seraient heterothalliques ? Voici ci dessous les résumés, lisez les articles et ensuite tirez en des conclusions.

      Cordialement, C. Murat

      Publi-1 Reevaluation of the life cycle of Tuber magnatum. Paolocci F, Rubini A, Riccioni C, Arcioni S.

      Appl Environ Microbiol. 2006 Apr ;72(4):2390-3.

      National Research Council, Plant Genetics Institute, Perugia Division, Via Madonna Alta 130, I-06128 Perugia, Italy.

      Tuber spp. are ectomycorrhizal ascomycetes that produce ascocarps known as truffles. Basic aspects of Tuber biology have yet to be fully elucidated. In particular, there are conflicting hypotheses concerning the mating system and the ploidy level of the mycorrhizal and truffle hyphae. We used polymorphic microsatellites to compare the allelic configurations of asci with those from the network of the surrounding hyphae in single Tuber magnatum truffles. We then used these truffles to inoculate host plants and evaluated the microsatellite configurations of the resulting mycorrhizal root tips. These analyses provide direct evidence that T. magnatum outcrosses and that its life cycle is predominantly haploid. In addition to its scientific significance, this basic understanding of the T. magnatum life cycle may have practical importance in developing strategies to obtain and select nursery-produced mycorrhizal plants as well as in the management of artificial plantations of this and other Tuber spp.

      Publi 2- Tuber melanosporum outcrosses : analysis of the genetic diversity within and among its natural populations under this new scenario. Riccioni C, Belfiori B, Rubini A, Passeri V, Arcioni S, Paolocci F.

      New Phytol, vol 180 issue 2 p466-478

      National Research Council, Plant Genetics Institute - Perugia, Via della Madonna Alta 130, I-06128 Perugia, Italy.

      * Tuber melanosporum is an ectomycorrhizal ascomycete producing edible ascocarps. The prevalent view is that this species strictly selfs, since genetic analyses have never detected heterozygotic profiles in its putatively diploid/dikaryotic gleba. The selfing model has also forged the experimental approaches to assess the population genetic variability. Here, the hypothesis that T. melanosporum outcrosses was tested. * To this end, SSR (simple sequence repeats) and ITS (internal transcribed spacer) markers were employed to fingerprint asci and the surrounding gleba within single ascocarps. The distribution of genetic variability was also investigated at different geographical levels using single (SSR and ITS) and multilocus (AFLP, amplified fragment length polymorphism) markers. * It is shown that T. melanosporum outcrosses since asci display additional alleles besides those present in the surrounding, uniparental, gleba. Furthermore, SSR and AFLP data reveal a high rate of intrapopulation diversity within samples from the same ground and root apparatus and the highest rate of genetic variability within the southernmost populations of the distributional range. * These data call for a profound re-examination of T. melanosporum mating system, life cycle and strategies for managing man-made plantations. They also strongly support the idea that the last glaciation restricted the species distribution to the Italian and Spanish peninsulas.

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      • Sexualité de la truffe and co. 10 novembre 2008 11:39, par CM
        Bjr Monsieur Murat, malheureusement je ne connais que le français ( je sais, mais que voulez vous on est en France et on a même pas des messages in FRENCH)Donc ne comprenant pas votre message il m’est difficile d’y répondre. Cordialement CM

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        • Sexualité de la truffe and co. 10 novembre 2008 13:09, par C. Murat

          Je m’excuse d’avoir mis des textes anglais dans mon message.. En deux mots, ces auteurs ont réalisé le même travail sur la truffe blanche (Tuber magnatum) et la truffe noire (Tuber melanosporum). Ils ont isolé les spores d’un ascocarpe et ils ont analysé ces spores avec des marqueurs moléculaires (en l’occurrence des microsatellites = SSR). Ils ont démontré qu’au niveau des spores il est possible de trouver deux types (=allèle) pour un marqueur. Ceci signifie que les spores sont issus de deux individus génétiquement différents. D’autre part, ils ont identifié des « recombinaisons » entre les individus ce qui prouve qu’il existe des échanges génétiques entre individus. A partir de ces résultats il est possible de cela suggère que le cycle sexuel de la truffe serait hétérothallique (besoin de deux individus génétiquement différents pour réaliser le cycle sexuel).

          J’espère que j’ai été clair dans mon explication.

          C. Murat

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          • Sexualité de la truffe and co. 10 novembre 2008 18:35, par CM
            Bsr M Murat, Merci pour l’explication en français. Vous confirmez ce que j’ai dit(du moins si j’ai bien compris votre message) car tout est *supposition*, car vous dites que les spores sont issus d’individus génétiquement different mais cela à mon sens ne veut pas dire qu’on est affaire systematiquement à un + et un - (male/femelle) on peut tres bien avoir 2 + ou 2 - qui sont genetiquement different, d’autre part je ne vois pas comment peut-on se servir de marqueur au niveau des spores, car il me semble que pour que l’on puisse observé un résultat il faut un *circuit*(une entrée et une sortie pour essayer d’etre clair) or comment peut-il y avoir un circuit sur des spores isolés de l’ascocarpe ? J’en conclu pour l’instant que dire que la truffe serait heterothallique est prématuré.( n’ayant pas le savoir des gens de labos je suis peut-etre dans l’erreur)Cordialement.CM

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            • Sexualité de la truffe and co. 12 novembre 2008 09:29, par C. Murat

              Bonjour,

              En fait il existe deux modes principaux de reproduction sexuée chez les champignons : l’homothallisme et l’hétérothallisme. Pour l’homothallisme un même thalle est à l’origine du cycle sexué, dans l’heterothallisme il s’agit de deux thalles différents (donc deux individus génétiquement différents….), ce qui ressemble fort à ce que l’on observe pour les truffes… D’autre part il est possible de discriminer les deux mode de reproduction en analysant les gènes liés au sexe (mating type). Comme vous ne le savez peut être pas nous disposons à l’heure actuelle de la totalité du génome de la truffe noire et je pense que d’ici quelques semaines il y aura du nouveau sur le mode de reproduction de la truffe… Je dois dire que je n’ai pas compris votre histoire de suivi…. il est tout à fait possible d’analyser des marqueurs moléculaires sur les spores pour cela il faut isoler les spores de l’ascocarpe, puis extraire l’ADN de ce pool de spores et ensuite analyser le marqueur.

              Cordialement, Claude

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              • Sexualité de la truffe and co. 13 novembre 2008 19:06, par cm
                Bonsoir M Murat, oh lala, j’aimerai que vous nous expliquiez à quoi servent les spores parce que l’on arrive plus à suivre le train (du moins pour ma part).La trufette est formée par un ou deux myceliums qui seraient issus de une ou deux mycorhizes, or vous nous parlez de l’heterothalisme des spores, mais à ma connaissance les spores ne forment pas le mycelium qui déclenchent la formation des truffettes, (suis-je dans l’erreur ?) alors si la spore germe(ce qui reste à démontrer) qu’apporte-t-elle ? Ou est-ce que cette germination n’est en fait que du mycelium ? Ce serait bien d’essayer de nous faire comprendre, en tous cas merci. Quand au génome de la mélano que l’on connait parait-il là aussi permettez moi de rester septique car il y a de fortes probabilités qu’il y ait des différences de génome entre diverses mélanos. Cordialement CM

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                • Sexualité de la truffe and co. 13 novembre 2008 21:27, par C. Murat

                  Bonsoir,

                  En absence d’un système expérimental in vitro permettant de réaliser la totalité du cycle sexuel de la truffe, analyser les spores est une approche indirecte (allez voir les résultats de la reproduction sexuée pour connaître les parents).

                  Je ne parle pas d’hétérothallisme des spores mais de la truffe et donc il y a bien deux mycéliums à l’origine du cycle sexuel de la truffe et donc de la fructification.

                  Vous affirmez : alors si la spore germe (ce qui reste à démontrer) qu’apporte-t-elle ? Et bien oui elles germent (bien sûr pas toutes) et elles sont importantes car elles contribuent à la dissémination de l’espèce.

                  Claude

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                  • Sexualité de la truffe and co. 14 novembre 2008 07:54, par cm
                    Bjr M Murat, Vous dites *oui les spores germent*, pouvez-vous nous dire *qui* a vu déjà germé une spore, merci. Cordialement CM

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                    • Sexualité de la truffe and co. 14 novembre 2008 08:57, par C. Murat

                      Bonjour,

                      Et bien en lisant l’article fait par les mêmes auteurs italiens sur Tuber magnatum on voit qu’ils ont inoculé des plants à partir d’un ascocarpe dans lequel les spores était polymorphes (deux allèles au niveau d’un marqueur moléculaire). En revanche, dans tout les cas la gléba de l’ascocarpe ne présente qu’un seul allèle. Et bien en analysant les mycorhizes ils ont retrouvé les deux allèles présent au départ dans les spores (dont un absent de la gléba) ce qui signifie que le mycélium qui a colonisé les racines vient de la germination des spores.

                      En tout cas, il ne faut pas penser que la truffe est un champignon aussi bizarre, en terme d’évolution si elle investie de l’énergie dans la fructification pour former des milliers de spores c’est pour permettre leur dissémination et leur germination dans certaines conditions.

                      Pour répondre à Rabasse : dans le cas de mélanosporum ils ont analysé des pools de spores et de l’ADN extrait de gléba, mais pas encore des mycorhizes.

                      claude

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                      • Sexualité de la truffe and co. 14 novembre 2008 11:30, par c
                        Bjr M Murat, On nous dit que la truffe serait hétérothallique, bien, mais maintenant si j’ai bien compris les chercheurs italiens ont fait germer ? une (des) spore puisqu’il parait qu’ils ont trouvé 2 allèles differentes dans les mycorhizes en inoculant des plants à partir d’un ascocarpe, c’est bien cela ? Donc l’heterothallisme serait*dans un meme ascocarpe ?* Merci si vous avez des réponses. Cordialement CM

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                        • Sexualité de la truffe and co. 14 novembre 2008 11:50, par C. Murat

                          Je pense que vous faites une confusion avec le terme hétérothallisme. Ce terme indique un mode de reproduction pour une espèce. Ce qui signifie que deux individus génétiquement différents sont nécessaires pour le cycle sexuel. Dans un ascocarpe on trouve des spores qui sont les « produits » de ce cycle sexuel, elles sont donc issus du croisement entre ces deux individus.

                          J’espère avoir répondu à votre question. Claude

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                          • Sexualité de la truffe and co. 14 novembre 2008 17:55, par cm
                            Bsr M Murat, vous dites que les spores sont le produit d’un cycle sexuel ? Je regrette mais je ne suis pas d’accord, c’est le fruit ( ici en l’occurence la truffe) qui est le produit d’un cycle sexuel,et non pas les spores (que l’ont peut apparentées aux graines d’un fruit).Je ne pense pas que dans un fruit on prenne les graines comme étant le produit d’un cycle sexuel. Donc il faudrait déjà voir comment sont les ou le mycelium qui permettent l’ébauche de la truffette. Or à moins de nouvelles trouvailles il me semble qu’on ne connaisse pas cette situation, je suis peut-etre dans l’erreur, mais pour ma part je ne vois pas comment on peut parler d’hétérothallisme alors que le point de départ de la truffette est inconnu. Cordialement CM

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                            • Sexualité de la truffe and co. 18 novembre 2008 09:25, par C. Murat

                              Bonjour

                              Je m’excuse mais je pense que je n’ai pas été assez clair. En fait, ces données nous montrent (c’est ce qui est avancé dans ces publications sur T. magnatum et T. melanosporum) qu’il faut tout d’abord reconnaissance entre deux individus (mycelium) compatible pour initier le cycle sexuel de la truffe et par conséquent la formation de l’ascocarpe. Bien sur, étant donné que nous ne pouvons pas faire des tests avec formation des ascocarpes en condition de labo, il faut se contenter des observations que nous avons pour le moment (et puis bien sur comparer avec ce qui est connu chez les autres ascocmycètes). Par contre seulement un des deux mycélium formera l’ascocarpe (ce qui est démontré par le fait que dans la gléba on ne trouve qu’un seul allèle). Je sais que je n’arriverais pas à vous convaincre de l’hététhallisme de la truffe mais je vous remercie pour cette discussion très intéressante.

                              C. Murat

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                              • Sexualité de la truffe and co. 18 novembre 2008 13:00, par cm
                                Bonjour M Murat, Vous n’avez pas à vous excuser, bien au contraire,perso je vous remercie d’avoir l’amabilité d’essayer de nous informer. Il y a quand même du moins pour ma part de l’incomprehension suite à ce que les chercheurs italiens ont fait paraitre. En effet, je suis étonné qu’on trouve 2 allèles différentes dans les spores et qu’on en trouve qu’un seul dans la gléba ( d’ailleurs ils ne précisent pas si l’allèle de la gléba est identique à un des 2 allèles des spores)il faudrait dejà savoir si l’allèle de la gléba se retrouve dans les mycorhizes ? Car suivant la réponse plusieurs hypothèses peuvent etre élaborées, aussi je préfère avoir la réponse si cela s’avère possible suivant que la recherche a regardé ce point qui à mes yeux est tres important pour pouvoir *affirmer* l’heterothalisme de la truffe. Cordialement CM

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                                • Sexualité de la truffe and co. 18 novembre 2008 14:52, par C. Murat

                                  Effectivement je ne l’avais pas précisé mais l’allèle de la gléba est toujours retrouvé aussi au niveau des spores.

                                  Donc en résumant on retrouve dans la gléba un allèle (A) et dans les spores on retrouve l’allèle A et un deuxième allèle (B). Ceci indique qu’au départ deux individus portant un l’allèle A et l’autre l’allèle B sont à l’origine de la formation des spores. Mais seulement l’un des deux (dans mon exemple celui portant l’allèle A) forme l’ascocarpe (gléba). Au niveau des mycorhizes ils retrouvent les deux allèles de départ, c’est à dire qu’ils trouvent des mycorhizes avec l’allèle A et d’autres mycorhizes avec l’allèle B (attention ce travail a été réalisé pour le moment uniquement avec T. magnatum).

                                  C. Murat

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                                  • Sexualité de la truffe and co. 18 novembre 2008 15:54, par cm
                                    Re M Murat, Bien, et comme je l’avais dit dès le départ vous confirmez mes dires puisque vous dites que ce n’est que sur magnatum que ces essais ont été réalisés, alors qu’on claironne que la mélano est hetero,bon voilà déjà une mise au point qui je pense était nécessaire.Pour en revenir à nos allèles, merci de me dire si je me trompe, l’allèle pour moi n’est pas un organe reproducteur mais un élément qui *caractérise* les individus (yeux bleu ou noir, petite feuille ou grosse feuille,etc)donc à mon point de vue les allèles n’interviennent pas au niveau de l’hétéro.., l’hétéro intervient que si on a 2 individus de signes contraire (+ ou -)ou M/F, est-ce bien cela ? D’autre part cette allèle B qu’on a dans les spores mais pas dans la gléba d’où vient-elle ? Est-ce qu’elle ne pourrait pas se trouver dans le péridium ou tout simplement dans la radicelle qui porte la mycorhize ? Merci de prendre le temps de répondre. Cordialement CM

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                                    • Sexualité de la truffe and co. 18 novembre 2008 18:22, par C. Murat

                                      Alors, la seule chose qui a été faite uniquement chez T. magnatum et pas chez melano est l’analyse des mycorhizes. Mais en ce qui concerne l’analyse des spores elle a été faite chez melano.

                                      Attention, il ne faut pas tout confondre et bien sur ne pas parler d’organe reproducteurs. Mais pour être plus clair je vais vous redéfinir ce que sont les allèles.

                                      En fait entre les génomes (c’est à dire tout l’ADN d’un individu, qui est en fait une succession de nucléotide A,T,G,C correspondant au code génétique) des différents individus, pour une région génomique donnée vous pouvez avoir une séquence d’ADN différente. On dit dans ce cas là qu’il y a polymorphisme. Pour une même régions les différentes séquences d’ADN sont les allèles ou haplotypes (on peut les appeler A, B, C …). Si l’on parle de gènes alors oui chez l’homme il y a des allèles qui sont par exemple à l’origine de la couleur des yeux.

                                      voici la réponse à vos questions :

                                      donc à mon point de vue les allèles n’interviennent pas au niveau de l’hétéro.., Le fait que nous observons plusieurs allèles dans les asques démontre que l’on a affaire à une espèce hétérothallique mais n’en ai pas la cause (en tout cas avec les régions étudiés dans ces études).

                                      l’hétéro intervient que si on a 2 individus de signes contraire (+ ou -)ou M/F, est-ce bien cela ? Oui c’est bien cela, si la reproduction se produit entre deux individus de « sexe » différent on parle d’heterothallisme. Pour l’homothallisme un même individus porte dans son génome les « deux sexes ».

                                      D’autre part cette allèle B qu’on a dans les spores mais pas dans la gléba d’où vient-elle ? Comme je vous l’ai déjà dis il provient de l’un des deux « parent » mais pas celui qui forme la structure de l’ascocarpe.

                                      Est-ce qu’elle ne pourrait pas se trouver dans le péridium ou tout simplement dans la radicelle qui porte la mycorhize ? Effectivement on devrait le retrouver dans les mycélium des mycorhizes, mais pas dans le peridium, car par expérience je peux vous dire que si l’on extrait l’ADN de péridium+gléba on ne trouve qu’un seul allèle.

                                      C. Murat

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                                      • Sexualité de la truffe and co. 18 novembre 2008 18:59, par cm
                                        Bonsoir m Murat, cela devient passionnant de voir que vous ayez l’amabilité de nous *instruire* et je vous en remercie. Pour revenir à notre allèle B qu’on ne trouve pas dans la gléba, vous dites : qu’effectivement on devrait le trouver dans le mycélium des mycorhizes, aie aie,n’est-ce pas justement ce ou ces myceliums (je ne pense pas qu’on le sache)qui forment la truffette et donc les spores ? Et là badaboum on revient au point départ ? Cordialement CM

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                                        • Sexualité de la truffe and co. 18 novembre 2008 19:32, par C. Murat

                                          En fait je n’ai pas la prétention de vous instruire mais d’essayer de vous communiquer les nouveaux résultats qui sont publiés concernant la recherche sur les truffes.

                                          Vous avez raison on ne sait pas tout mais en revanche maintenant nous savons qu’il faut deux mycélium différents pour former les spores et par conséquent induire la formation de la truffette. Ensuite un seul formera la truffe.

                                          C. Murat

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                                          • Sexualité de la truffe and co. 18 novembre 2008 19:43, par cm
                                            Re bsr M Murat, Excusez moi mais je suis en train de me perdre, vous dites que l’on sait qu’il faut 2 myceliums pour induire la truffette (donc la future truffe)et qu’ensuite un seul formera la truffe, est-ce à dire que sur les 2 myceliums qui induise la formation de la truffette, un va se retrouver dans la gleba et l’autre dans les spores ou bien celui qui ne sera pas dans la gleba va disparaitre ? Je crois que si ça continue on va faire concurrence à certains magiciens. Cordialement CM

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                                            • Sexualité de la truffe and co. 18 novembre 2008 21:53, par C. Murat

                                              Effectivement je crois que vous avez raison, vous convaincre de l’hétérothallisme des truffes serait un vrai tour de magie :-)

                                              Plus sérieusement, il y a contact entre deux cellules de deux mycélium compatible. A partir de cette fusion la méiose se produira pour former les spores. En parallèle, seulement l’un des deux mycélium formera la truffe, mais je ne pense pas que les deux mycélium forment la truffe et qu’ensuite l’un des deux disparaît…. Les challenges qui nous restent sont d’identifier l’entité des mycélium qui commencent ce cycle, d’identifier les gènes déterminant les « sexes » (ceci est très important car la structure de ces gènes permet de savoir si une espèce est homothallique ou bien hétérothallique… alors un peu de patience), d’identifier les facteurs génétiques qui déterminent le mycélium qui forme la truffe… Mais bien sur nous sommes très intéressé par vos suggestions.

                                              C. Murat

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                                              • Sexualité de la truffe and co. 19 novembre 2008 06:05, par cm
                                                Bjr M Murat, Il est facile de me convaincre quand ce qui est *annoncé* représente la réalité. Or, j’ai dit qu’il était *prématuré* de parler d’hétéro pour la truffe et vous venez de me *convaincre* que finalement je suis un peu dans le vrai puisque vous dites : qu’il vous reste à identifier les gènes déterminants les *sexes* et vous précisez que ceci est tres important car cela sert à savoir si une espèce est hétéro ou homo. Donc, dans ces conditions vous comprendrez qu’il m’est difficile d’accepter l’affirmation de l’hétéro des truffes puisque vous n’avez pas identifier les gènes déterminants le sexe. Et là je pense que même avec la magie vous ne pourrez pas me convaincre. D’autre part vous dites qu’il y a contact entre deux cellules de 2 myceliums compatibles ? Je pense qu’on arrive sur une zone de verglas et que ça va glisser, en effet d’où proviennent ces 2 myceliums (qui si je comprends sont différents) y-a-t-il eu des recherches qui ont conclu à ces affirmations ? Cordialement CM

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          • Sexualité de la truffe and co. 13 novembre 2008 22:19, par RABASE
            BONSOIR MONSIEUR Murat d’aprés l’article publié est-ce qu’il y a une analyse séquence adn sur spores de truffes dans un premier temps et dans un deuxième aprés inoculation des plants sur mycorhizes ou mycélium ? et est-ce à ce moment qu’il y a eu des différence entre les analyses ?

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      • Sexualité de la truffe and co. 19 novembre 2008 09:11, par DG
        Je tiens à remercier M. Murat pour ce travail de « vulgarisation », d’explications et de confrontations des données sur les dernières recherches en matière de génétique des truffes, ainsi que CM qui pousse ses questions très loin, permettant ainsi un éclairage différent du sujet et surtout une meilleure compréhension de ces travaux pour le public non-scientifique mais curieux d’en savoir plus.

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        • Sexualité de la truffe and co. 19 novembre 2008 09:34, par C. Murat

          Bonjour

          Je vous en prie. En tout cas pour CM je lui conseille de suivre les compte rendus du congrés de Spoleto qui aura lieu la semaine prochaine, je pense que cet argument y sera traité et pourquoi pas aussi les gènes du « sexe »… Donc un peu de patience. C. Murat

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  • Article paru sur le sujet

    14 novembre 2008 12:45, par DG
    On trouve un nouvel article récemment paru sur ce sujet sur le site www.cap-sciences.net

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