Cliquez sur les feuilles pour les enlever
L’univers de la truffe

Accueil > Trufficulture > Melano dans l’Est

Melano dans l’Est

J’ai planté des plants mycorhizés avec Tuber melanosporum dans l’Est de la France, quelles sont mes chances de succès ?

mercredi 7 juillet 2004, par Didier Garzandat


Cette espèce ne supporte pas les fortes gelées de janvier-février de l’Est et, surtout, elle demande un sol fortement calcaire, un peu de pente pour que l’eau ne stagne pas (il est parfois nécessaire d’apporter de la chaux dans le sol pour corriger le pH).

Pour notre part, il semblerait que ce type de plantation ne tienne pas toujours ses promesses. Tous les ans en janvier, on trouve des mélanos gelées…

Mais, il faut toujours espoir garder… n’est-ce pas ? Car il arrive de trouver des « mélanos » dans nos régions. D’ailleurs un des pionners de la trufficulture en Meuse, Gilbert Lorsin, obtenait (obtient ?) de la melanosporum sous ses arbres.

Enregistrer au format PDF

Répondre à cet article

6 Messages de forum

  • > Melano dans l’Est

    13 septembre 2004 14:10
    Bjr, je pense qu’il faille ne pas aller contre nature, effectivement il peut y avoir ici où là des mélanos( il faudrait analyser le climat sur ces secteurs) dans l’Est mais restons humble devant cette grande dame car déjà dans les endroits propices elle nous fait défaut alors dans des lieux qui ne lui conviennent pas……Par ailleurs il n’y a pas que les gelées d’hiver qui lui sont nocivent mais également les gelées de printemps qui empêchent la fructification. Quant aux plants myco êtes vous certain que c’est de la pure mélano ??? Bien à vous Cazaux

    Répondre à ce message

    • > Melanosporum et brumales dans l’Est 13 septembre 2004 17:57, par DG

      Bonjour

      Je vois ce que vous voulez dire quand vous demandez si c’était de la pure mélano ;-)

      Je n’ai pas vérifié moi-même, mais l’Association de trufficulteur à l’époque faisait des contrôles de très près à la binoculaire de tous les plants avant de les dispatcher vers ceux qui en avait commandé. Les plants moins bien mycorhizés étaient systématiquement renvoyés au pépiniériste. On peut imaginer que la garantie d’avoir de la mélano était assez forte mais sûrement pas à 100%, possible qu’il y avait quelques mycorhizes de brumales isolées ça ou là… Surtout quand on connaît le pouvoir de dissémination de la brumale et sa plus faible exigence sur le terrain, la propagation de T. brumale n’en est que plus facilitée.

      Les gelées de printemps ont sûrement une influence, il faut qu’elles soient fortes et c’est le cas dans notre coin. Ce qui est plus rageant c’est de récolter des melanos ou des brumales pas mûres et gelées. Dès qu’on trouve des brumales impropres à la consommation elles vont direct à la poubelle ; on ne prend pas de risque non plus avec les mélanos qui ont été forcément en contact avec les brumales.

      Des rabassiers du cru qui s’y connaissent disent en avoir ramassé dans la nature, en tout cas pas nous.

      Merci de votre contribution.

      Répondre à ce message

      • > Melanosporum et brumales dans l’Est 20 février 2005 11:28, par yoyo

        Bonjour, je ne suis pas de l’Est mais de la drôme provençale, et je profite de ce sujet pour demander un conseil. je suis propriétaire de quelques hectares de bois et de friches attenantes exposés Sud Sud Ouest en pente qui me donnent mélanos et brumales. Je voulais savoir si grace à un apport de chaux je pouvait transformer ma truffière pour n’avoir que de la mélano.

        De plus le bois est, pour l’instant laisser « à l’abandon », je vais entreprendre de le nettoyer en travaillant la terre de façon à éliminer le lierre et à l’éclaircir en sélectionnant les arbres et églantiers pour garder un aspect plus ou moins sauvage. Les résultats obtenus seront-ils positifs, ou me faudrait-il tout arracher, semmer du blé ou autre pendant deux ans pour replanter ensuite ?

        Merci de votre assistance qui pour un débutant comme moi est trés profitable.

        Répondre à ce message

        • > Melanosporum vs brumales 21 février 2005 21:37, par DG

          Un apport de chaux peut s’avérer nécessaire pour contrer la présence de brumale, mais sur des surfaces de plusieurs hectares, je doute un peu : surtout qu’il faudra renouveler plusieurs fois plusieurs années de suite l’opération en mesurant l’évolution progressive du pH. La modification profonde de l’écosystème, peut-être un avantage sur le moment et devenir à long terme aussi préjudiciable à la truffe. Je ne suis pas assez spécialiste de la mélano pour vous répondre.

          En tout cas, vous devez nettoyer et éclaircir votre terrain pour obtenir des résultats positifs autant qualitatifs que quantitatifs. Je vous conseille de contacter alban.lauriac@crpf.fr qui organise des formations sur la sylviculture truffière il vous aiguillera vers des personnes près de chez vous qui ont les mêmes préoccupations que vous.

          DG

          Répondre à ce message

  • > Melano dans l’Est

    4 mars 2005 11:32, par rabasse du 06
    bjr je voudrai vous apporte mon temoignage concernant les truffes gelees j habite un village dans le 06 a 850m d alt et j ai plante 200 chene blancs a melano et malgres le rude hiver ils ont tenu bon et j ai meme cave dans la neige a 1000 m et dans un sol gele apres la croute gelee les truffes etaient juste mures (il faut savoir qu elle gele a -7 donc si elle est profonde elle ne craidra pas ou peu les gelee)cette annee et il en reste encore sous la neige j ai d ailleurs cave des melano comme des billes 130 truffes sur 50m carre dans de l herbe bien touffue et dans un vallon a l ombre et sous des chene tous les 0,50m de densite , j ai aussi cave dans le 04 dans des oliviers dans de la marne , au bord de la route sous les graviers et meme dans des restanques et sous des clapiers de pierres enormes alors je me pose la question a propos des specialistes car mon gd pere cavait avec un cochon et ramenait des paniers or maintenant les truffiere sont a l abandon sauf les plus connus qui donne depuis plus de 50ans des truffes enormes 280gr la plus grosse cette annee je vais plante 300 arbres de plus cette annee plus 200 chez mon pere et renover ces truffieres et j ai inciter 3 de mes meilleure amis a en planter 300 a 400 chacun ils ont deja fait des analyses et pas d apport a faire pendant dix ans comme moi les terrains sont deja cloturer et l eau y est present naturellement en abondance j aimerai savoir si nous pouvons cree un a o c ou un label du pays comme pour le miel car nous avons a peu pres 150 hectares qui n attendent que nous

    Répondre à ce message

    • > Pour une appellation 4 mars 2005 17:55, par DG

      Pour les truffes gelées, cela dépend aussi de la terre si elle est collante, lourde, argileuse les truffes gèlent, c’est le cas chez nous où les moins 10 ne sont pas rares, en plus dans ce type de terrain les truffes profondes sont difficiles à caver. Pour la question d’une appelation géographique protégée c’est une question à laquelle certains ont déjà pensé, je ne sais pas pourquoi cela n’aboutit pas. Peut-être que les personnes qui sont aptes à distinguer sur le plan gustatif la provenance des truffes se comptent sur le doigt d’une main… Quant à parler d’AOC ce sera difficile, car comment identifier les truffes provenant d’un territoire spécifique ? Ce débat est ouvert. Pour créer, un label, il y a je crois moins d’exigences, le cahier des charges est moins important, il est possible que vous puissiez créer vous-même ce label régional. En tout cas avec 150 hectares, il y a de quoi faire !

      DG

      Répondre à ce message


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | Facebook | LinkedIn | Contact |