Retour d’expérience Première Année

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J’ai planté voici seulement un an et après avoir tant bien que mal synthétisé les informations contradictoires qui m’étaient communiquées,jai bâti mon projet sur la philosophie de « la rupture ».
Considérant que LA vérité est nulle part mais que dans toute information il y a toujours une part de vérité, j’ai essayé et j’essaye autant que mes moyens me le permettent de mettre en situation, des élements, des traitements, et des façons culturales différentes voire en opposition, dont je suppose ou que l’on suppose complémentaires et favorables à la mise en place et au développement de la truffe.
C’est avec cette approche que les options ci-dessous ont été validés.

- Choix des essences mycorhizées : 10 à ce jour.
- Nombre des pépiniéristes retenues 3
- Type d’agrément : 2 INRA 1CTIFL (et mycorhisation personnel cette année)
- Plan de plantation avec des largeurs entre arbres et allées différentes du nord au sud et d’est en ouest de 4ml à 6ml.
- Un terrain avec une roche mère d’une profondeur différente.Sol profond au nord et roche affleurant au sud.(ma chance)
- Plantation en quinconce et un travail du sol préparatoire uniquement sur la ligne de plantation.
- Division théorique de la parcelle en 6 clos sur 2.5 ha.
- Mélange des essences et des pépiniéristes dans chacune des parcelles avec bâches, tuteurs et protections.
- Réalisation d’une haie « truffières » sur le périmètre (600ml) avec une interdistance rapprochée (2 à 3ml en quinconce).
- Plantation d’essences hôtes,

Après une année de maîtrises (difficiles) des adventices dont de trés nombreux chardons par 7 passages de pulvérisateurs croisées sur 3 des 6 parcelles et seulement en long pour les 3 autres.
2 arrosages de 8 à 10 litres par pieds sous bâches durant l’été, j’ai mis en place fin septembre un couvert végétal composés de 4 graminées 2 légumineuses et 1 crucifère.
Mis à part les conditions météos qui ne m’ont pas permis de rouler le semis comme je l’aurai souhaité la levée se fait normalement.

A noter que les dosages du semis sont différents suivants les parcelles et les allées de dessertes.

Sur 900 arbres 45 n’ont pas survécu aux dernières gelées (ilex et kermes)de mai 2006 et à la sécheresse(pubescent et pédonculé).Onze seront remplacés en Mars et le reste par des mycorhisations personnelles.
A noter qu’à la sortie de l’hiver et concécutivement à l’enlèvement trop anticipé des voiles d’hivernages sur les Chênes vert et kermès 50 arbres étaient notés comme gelés, mais aprés l’été 25 étaient repartis.

Cette année, je compte continuer de travailler (pulvériseur et herse traîné) certains « clos » et à l’intérieure de ceux-ci une allée sur deux voir sur 3 ou 4 et broyer les autres (en régle générale plus sur sol profond).

Voila un condensé de ma première année et des choix qui ont été les miens, mais qui ne sont que la traduction des différentes techniques qui m’ont été communiquées.

De nombreuses interrogations et encore de beaucoup de temps s’écouleront avant que je puisse peut être partager le bonheur de tenir entre mes mains la première mélano de la truffière. Mais grâce aux informations de chacun j’essaye de compléter mes acquis et anticiper l’avenir quand aux choix que j’aurai à faire.

Si d’autres conseils idées ou critiques peuvent m’être données je les acceptent volontiers.

Bien à vous

Alain

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