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Monde de la truffe

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Production sur noisetier mycorhizé « INRA »

Influence de la taille sur la production

samedi 19 mai 2007


4 noisetiers plantés depuis 10 ans non taillés depuis 3 ans même pas les drageons plantés en haie dans un parc donc dans un milieu assez fermé avec sur la lesse du dessus 8 chênes kermes dont 4 ont étés rabattus cette année, eux ont été plantés depuis 8 ans, la production a au moins commencé cette année sur un noisetier 2 truffes ont été trouvées a priori initiées par un noisetier, mais des brumales, mon souci est de savoir aujourd’hui quelle conduite adopter quant à la tailles des noisetiers. Pouvez-vous m’apporter un élément de réponse SVP ?

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12 Messages

  • > Production sur noisetier mycorhizé « INRA »

    6 juin 2007 16:56, par luino uniquement cnsommateur intéressé

    que valent les truffes chinoises ? y a t-il différentes catégories ? si oui lesquelles ? peut-on en cuisiner certaines avec succès ? beaucoup de gens en parlent et je suis très sceptique... n’étant qu’un épisodique consommateur, je n’en reste pas moins curieux.

    MERCI d’éclairer ma lanterne.

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    • > Production sur noisetier mycorhizé « INRA » 20 août 2007 18:42, par jack mercier

      Les truffes chinoises valent........leur prix ! c’est à dire 35 à 40 € l’hiver dernier.
      Quant à les cuisiner avec succès c’est mission impossible ( on fait pas un cheval de course avec un bourricot) sauf......... si tu achètes aussi un petit flacon d’essence de truffe et que tu leur en injecte avec une seringue hypodermique et une aiguille assez grosse.
      Ca peut se concevoir pour sa conso personnelle dans un plat en sauce ou sur des pâtes en fin de mois :-). mais il faut rester honnête si on invite les copains et pas faire comme si c’etait des melano.

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      • On trouve l’idée de l’arôme + truffe de Chine sur le site de Chef Simon.

        Je vais vous expliquer pourquoi je m’oppose à la truffe de Chine, ce n’est pas pour une raison gastronomique. — Je ne suis pas chercheur, je le précise une nouvelle fois — Mais, je suis persuadé qu’il faut éviter d’importer cette truffe sur notre territoire pour ne pas se retrouver avec ces espèces asiatiques dans nos forêts comme concurrentes sévères des truffes locales. Je ne sais si c’est possible pour la truffe (si quelqu’un a lu quelque part quelque chose sur le sujet, vous pourriez nous en parler... ?). En biologie on a plusieurs exemples inquiétants : la Caulerpa taxifolia l’algue qui infeste les bords de la méditerranée, la fourmi de feu en Nouvelle Calédonie, et dernièrement une espèce de frelon asiatique Vespa velutina très difficile a éradiquer qui envahit la France depuis 2004 et s’attaque aux abeilles.

        > Voir l’article sur le site de l’inventaire du patrimoine naturel.

        > Site du ministère de l’écologie.

        > Article Wikipedia qui donne la liste des espèces invasives dans le monde (ouf la truffe n’y est pas !).

        Devant ces exemples qui se multiplient, il faut raisonnablement se méfier de toute importation de truffes sur notre territoire. On en parle pas assez, à part peut-être les ingénieurs INRA ; en tout cas, pour cette raison, je trouve totalement inconscient de vendre et traiter ces truffes sur notre territoire, on déjà bien du mal avec les brumales !

        Je reprendrai sûrement ce sujet dans un article pour ouvrir les discussions et recueillir des informations.

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        • Pour compléter, je viens de lire ce jour un article du Monde intitulé « les abeilles malades des hommes ». Je cite un extrait ci-dessous qui va dans le sens de ce qui est dit ci-dessus : (...) Les apiculteurs sont aussi aux prises, depuis le début des années 1980, avec un parasite répondant au nom évocateur de Varroa destructor. Rond, rougeâtre, l’acarien - de 1 à 2 millimètres de longueur - suce l’hémolymphe des abeilles, l’équivalent du sang. C’était, à l’origine, un parasite de l’abeille asiatique, Apis ceranae. Cette dernière s’en était accommodée, développant la pratique de l’épouillage. L’histoire dit que l’acarien a été introduit en Europe au début des années 1980, par la faute de chercheurs allemands ayant importé des reines asiatiques. Mais il était présent en Russie au début des années 1950. Il a aussi voyagé au gré des échanges commerciaux de reines entre continents. (...)

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  • Monsieur DUCRET de AMPUS 06 11 36 36 38 a mis au point un procédé de taillage des arbres truffiers c’est un ami. Je ne suis pas étonné par des brumale sur noisetier.

    F de la Clergerie

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  • Planter cet hiver

    5 octobre 2008 10:51, par gino

    bonjour, J’ai découvert 2 chênes sauvages cette année au mois de janvier tous deux donnant des melano j’ais donc planté 60 chênes mychorizés certifiés INRA dans un environnement proche et je suis en train de défricher un bois à environ 400m pensez vous que je peut prendre le risque de planter dès cet hiver dans cette friche merci de vos réponse je suis dans la Drôme

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    • Planter cet hiver 5 octobre 2008 15:22, par DG

      On prend toujours des risques en plantant, le terrain est potentiellement bon autour des chênes sauvages sous lesquels vous avez trouvé des melanos. Rien ne permet d’affirmer qu’à 400m la situation soit la même qu’auprès des deux chênes. Le sol peut être différent. Les probabilités sont fortes tout de même, cherchez des traces de brûlé, je ne sais pas s’il faut arracher le bois, mais dégager les broussailles sûrement. Je vous le répète il y a toujours une incertitude à planter, si vous n’êtes pas sûr attendez un an pour mieux analyser la situation.

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  • Production sur noisetier mycorhizé « INRA »

    27 février 2011 18:58, par jalliffier

    Planté plus de cent noisetiers(inra),certains depuis 14ans.Je fini d’arracher les derniers.98% de brumales.Je ne veut pas contaminer toute ma truffière.

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    • Production sur noisetier mycorhizé « INRA » 27 février 2011 19:28, par Didier

      A mon avis, elle est déjà contaminée par la brumale... Récoltiez-vous de la mélano avant ? Pourriez-vous en dire plus ?

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      • Production sur noisetier mycorhizé « INRA » 7 mars 2011 12:41, par JALLIFFIER

        Je n’accuse absolument pas les producteurs de plants même si le contôle des truffes pour la mycorisation n’était pas ce qu’il est aujoud’hui.Simplement,je pense que le noisetier est un piège à brumale et qu’il n’est pas souhaitable de le planter en terrain contaminé,comme c’est le cas sur tous les coteaux de chartreuse.
        Bien m’en a pris d’arracher plusieurs lignes de noisetiers,puisque je récolte des mélano sur des plants plantés entre les anciens noisetiers il y a 6 ans.

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    • Production sur noisetier mycorhizé « INRA » 6 mars 2011 12:13, par Didier

      Pas plus d’informations sur votre plantation ?

      Vous comprendrez que, dans mon rôle de modérateur dans l’âme de ce site, je me dois de creuser un peu la question posée par votre message. Qu’est-ce qui vous a motivé à poster ? Nous aurions besoin de données supplémentaires (Quelles essences ? Récoltiez-vous un peu de Tuber brumale avant sur ce terrain ? Pourquoi avoir planté sur une truffière existante ? pH du sol ?)

      De multiples messages sur le net et de nombreux constats montrent que, face à la question de la brumale (Tuber brumale), non seulement l’arbre est important, mais le terrain est également primordial. Tous les sols ne sont pas propices à la truffe et particulièrement à la melano (Tuber melanosporum).

      Tout arbre mycorhizé devient ’réceptif’ ’sensible’ aux autres champignons mycorhiziens déjà présents dans le sol ou sur les racines des arbres déjà en place qui peuvent eux-mêmes porter localement plusieurs espèces de truffes. Un arbre-hôte que l’on plante devient ’attractif’ pour tous les champignons mycorhiziens alentours, même si pour ma part, je n’ai pas d’explications de ce mécanisme. Il y a compétition entre ces champignons dans le sol et en fonction des sols. Cette question ’phytosociologique’ est une des raisons pour lesquelles j’avais créé ce blog. Imaginant que les observations empiriques de chacun rencontreraient enfin les chercheurs et les ingénieurs... Mais le monde de la truffe reste toujours caché et silencieux, bouillonnant de l’intérieur comme un volcan éteint.

      La question de la brumale demeure un grand problème qui peut aussi avoir comme raison des inoculations sans précaution avec des lots de truffes d’espèces mélangées et partiellement contrôlées ensuite. Certains pépiniéristes ont pris la mesure de la dimension du problème. Ils commencent à mettre en place des réponses efficaces. Les techniques de mycorhization s’améliorent. Des contrôles qualité arbre par arbre plutôt que par échantillonnage, la pureté des souches de truffes utilisées sont des mesures qui vont permettre dans les années à venir d’améliorer la situation. Et, en tant que planteurs, commençons par respecter les territoires de prédilection des truffes en fonction des espèces, c’est à dire ne pas planter n’importe quoi n’importe où. C’est primordial pour des raisons de qualité gustative. La question se pose aussi pour uncinatum/aestivum. Lire aussi l’article sur un regard épigénétique.

      Toutes ces questions sont développées dans les ouvrages spécialisés récents.

      Dans ce domaine, comme dans beaucoup d’autres d’ailleurs, on a tendance à simplifier, à n’attribuer qu’une seule et unique explication à un phénomène (une cause=un effet), particulièrement pour ’trouver l’affreux coupable’. Le monde nous montre que bien souvent les causes sont complexes et multiples. C’est une chance car ainsi il y a toujours plusieurs voies pour arriver à un même résultat ou trouver des réponses.

      Le débat est ouvert ici ou ailleurs sur de nouvelles découvertes.

      Didier

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