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Monde de la truffe

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Mon expérience

mardi 12 octobre 2004


Bonjour.

Je me présente d’abord, je suis cévenol par ma mère (d’un pays et d’une famille de caveurs) et tarnais par mon père (d’une famille de forestier : sylviculteur dit-on maintenant et caveur quercynois), et ayant appris sur le tas (enfin sur les brulés surtout). En premier lieu, personne chez nous ne s’est jamais dit « trufficulteur »... Mais sans être des somités, on cave quand même régulièrement. Et aussi on dresse des affreux petits bâtards sans pédigrés (pris à 2 mois et très joueurs) qui ne valent pas le prix des truffiers especiales espagnols ou italiens (ou français), mais bon, c’est un autre sujet...

Pour ce qui est de la FFT et autres organismes « professionels », je n’y crois pas trop. On a vu, on a ecouté et on a rien constaté... Pour les raisons que vous avancez et que l’experience conforte en général, je n’ai pas encore vu, même sur des « truffières plantées » qui ont 15 ans, de récoltes bien fameuses...

Mais comme j’aime bien les histoires je vais vous en raconter une. Et une vraie... Il y avait un jour, il y a fort longtemps (20 ans au moins), au bord d’une départementale, dans le talus et jusque sous le bitume, un beau brûlé. Et je peux vous dire que celui là, il en donnait des melanos. Alors qu’il était en sol y sombre sous les platanes.... Bizarre non, quand on vous dit qu’il faut du soleil ? Et même plus encore, le brûlé traversait sous la route et reprenait dans le talus du champ de l’autre coté... soit 5 mètres de plus... Or donc, le truffier était perdu dans un petit bosquet d’érable très touffu, ou seul vivait un chêne maigrelet tout en hauteur, à bien 15 metre du talus... Qui donnait ces belles truffes qu’on ramasse à la portière de sa voiture (en faisant semblant de répondre à une envie pressante en bord de route... Enfin vous imaginez ! Alors le caveur se dit, l’érable, ou le chêne ? Le grand champ de blé qui enserrait le petit bosquet (175m de long et 40 de large d’argile de décabonatation à forte teneur en fer ; pisolithes énormes dans le sol) et très caillouteux (plus de 40%) avec un pH de 8,47 à 8,49), ben il fut il y a quinze ans abandonné et retourna à la friche de genévrier sur le haut et de pruneliers et d’érables sur sa frange basse. Un brousse qui piquait même les sangliers. Et entre temps, il était apparu suite à une coupe de chauffage deux belles truffières à l’autre extrêmité du champs et une sur un jeune chêne juste au dessus le tout en melano aussi. Ben, le caveur qui de sa modeste 105 d’étudiant ramassait discrètement de quoi aromatiser les foie gras, il en a herité de ce champ. La truffière du talus avait bien décliné suite à des vandalismes répétés (pas du caveur mais des jaloux du marché de Caussade). Mais le caveur qui avait entre temps pris 20 ans (d’âge je vous rassure) et pas mal voyagé, a pris un secateur forestier, un fausou, un faux (oui oui, une faux) et il s’est amusé à défricher l’ancien champ de blé, et à couper les vieux érables morts ou bien malades du bosquet... et a degagé le chêne qui depuis avait bien decliné. Son voisin, un trufficulteur version scientifique (ou scientiste, je sais pas bien), il se demandait pourquoi qu’il défrichait... et à la main en plus, en suant et en ce piquant de partout, même pas comme un « pro » au rotovator ou à l’épareuse... il allait planter ??? Bien intentionné sûrement, le voisin (qui n’habite là que depuis 6 ans) lui tint à peu près ce langage :
« Mais mon pauvre monsieur, pourquoi vous laissez des cochonneries sur votre terrain,
vous devriez tout couper, arracher et labourer
et commander des truffiers certifiés
pour en beau rang d’oignon les planter...
comme moi quoi, comme les gens normaux et bien informés... »

Ben le pauvre couillon qui defrichait si mal en oubliant des kékés de ci de là (et au mois d’Août en plus, mais, y a une raison pour choisir ce mois pour defricher...), il avait trouvé ce que son Oncle Emile lui avait dit bien trente ans avant, sur un champ comme celui là dans les Cevennes, qu’il trouverait bien droit et petant la santé, net au milieux des pruneliers, entrelacés de lianes et protegés par les aubépines, il poussait de jolis petits chênes pubescents... de 10 à 15 ans.... espace de 5 à 10 mètres... dispersés un peu partout, n’importe comment... Et croyez moi, ces chênes, je suis pas prêt de les arracher, ils ont commencé à brûler (tous les 16) au bout d’un an a peine... et m’estonario que l’an prochain j’ai pas les premières, parce que j ai’deja fait ce coup là...

Ça m’empêchera pas de planter dans un terrain libre par ailleurs, mais je n’y crois qu’a moitié...

Surtout que les truffiers de mes Causses ne donnent pas trop de mal depuis qu’ils sont un peu éclaircis sans exagérer non plus : pas la peine de traumatiser outre mesure la végétation. Avec des vieux trucs de caveur quand même. Par exemple le coup du genévrier, qu’il faut pas faire que disait les vieux plus qu’une fois tous les trois ans, et sur les grands brûlés seulement, et là où les cailloux sont bien blancs, pour recolter des belles fleurs en debut de saison.... Vous le connaissez le coup du genévrier ? Y’en a quelques autres aussi, petits secrets des causses et des Cevennes.

- Alors Y-a-t-il une logique à la fructification des truffes ? Un plan et un schéma qu’on peut reproduire comme celui des céréales ou des oléagineux en culture ? Sûrement oui. L’a-t-on découvert ? Sûrement non ! Parce que si c’était le cas le marché serait saturé et les prix au niveau de celui du cêpe... Mais le problème c’est que le coût pour arriver à cet optimum et à une réelle « culture » est sans commune mesure avec les rapports attendus... Le retour sur l’investissement de l’Inra (donc le surplus d’impôts pour l’etat géneré par un marché florissant) quant on sait comment se passe le business des truffes dans la réalité, je n’y crois pas du tout. Même les techniques d’arrosage « scientifiques » me paraissent très douteuses sans confirmation d’une enquête climat sur un échantillon de terrain suivi sur une longue periode (50 ans pas 2 ou 3 ans).

- Et quand à la baisse de la production ? Moi, je suis allé à Lalbenque quand j’avais 10 ans, et vous ? On y roulait pas en berline de luxe chez les producteurs... Mais maintenant, les nouvelles générations roulent carosse et desherbent rapido et sans effort au chimique... et en plus, on traite abondement les maïs et oléagineux voisins par nuages vaporisés par ulm ou avions donc on traite aussi les truffières par la même occasion (qui reçoivent aussi des eaux « chimiqués » par ruisselement des cultures voisines). C’est pareil partout en France avec des agriculteurs presque fiers d’être les premiers consommateurs de phyto du monde à l’hectare quand on est dans des secteurs où le maîs à pris le rang de dieu des campagnes (rappelez-vous de votre histoire de garrigue et d’asperges...) La baisse de la production, je pense qu’il faudrait peut-être la chercher dans les modifications totales des milieux et des sols par les agriculteurs... Avant de fantasmer sur les changements climatiques où autres dégénéréscence des plantations anciennes.

Quand aux plantations nouvelles, je peux vous assurer que la plupart chez nous (secteur Caussade(82) à Corde(81) sont executés sur des terrains qui ne PEUVENT PAS être appropriés à cela, car mitoyens de cultures traitées avec des FONGICIDES (maïs, blé, orges, toutes les céréales en général et aussi les prairies à fourrage). Mais cela n’a pas l’air de préocuper, ni même d’avoir éveillé l’attention de la FFT (j’en connais bordée de trois côtés par des maïs et d’autres plantations) Beaucoup, sont le fait de gens bien intentionnés certes, mais qui plantent çà et là un demi-hectare, qu’ils oublient même assez vite de nettoyer régulierement, parce qu’ils on herité d’un bout de Causse de leur arrière grand-mère, sans même faire d’analyses, comme ça, pour voir... Alors pour moi, c’est le côté forêt qui ressort, on plante de future forêt à bois de chauffe, et c’est tout.

Donc je suis d’accord avec vous sur un point essentiel : Le terrain, le sol, est porteur, est contaminé, par la melano, ou ne l’est pas (ou plus). A partir de là, et sachant la fragilité de ce champignon face à ses concurrente et ses exigences (pas toutes encore vraiment connues) pourquoi planter des « plants mycorhizés » en ne se basant que sur le pH et une compostion chimique sans tenir compte de ce que fait ou pourrait faire le voisin comme culture ? Et surtout, pourquoi ne pas étudier les sols au niveau des associations mycorhiziennes existantes, ce qui serait sûrement bien plus instructif et... utile, pour passer à un niveau réel de « plantation de culture » ?

That’all folks

(Et excusez d’avance pour les fautes)

Tholozany

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67 Messages

  • > Mon expérience

    12 octobre 2004 11:48, par MC

    Bjr Mr THOLOZANY,

    Cela fait plaisir qu’il y a au moins une personne qui vient sur ce forum et qui a la même opinion que moi. Aussi je tiens à vous en remercier. A propos de l’ombre, j’ai de nombreuses fois lors de réunions affirmer que laisser rentrer le soleil était une absurdité bien entendu j’ai expliqué pourquoi.

    Je peux vous dire que j’ai cavé de la mélano sous un chêne vert qui devait passer les 200 ans et qui était au milieu d’une végétation trés intense et de plus avec un tapis d’humus de 10 à 15 cm. Mais voila tout cela ce n’est pas dans les labos qu’on le voit.

    Encore une fois merci pour votre message peut-être que cela permettra à d’autres passionnés d’en faire autant.

    Bien à vous.

    Cazaux

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    • Bsr,

      pour votre info, sachez qu’en séance du 23 janvier 2004 l’assemblée nationale a rectifié et adopté l’amendement 733 en classant les plantations situées en zones rurales
      (art.L.112-2) en produit forestier et non plus en verger.

      Il faut espérer qu’on ne parlera plus de culture et plant truffier et ainsi notre truffe redeviendra la reine du folklore.

      Comme quoi tout ce que je disais n’étais pas aussi mauvais ?

      Bonne soirée.CM

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    • > Mon expérience 22 octobre 2004 04:15

      Bonjour

      Pour ce qui est du soleil je suis persaude qu’il n’a qu une importance tres minime

      ce qui est imporatnt à mon sens c ’est la chaleur du sol, tout comme pour les autres champignons d ailleurs.
      un ensoleillement continue n’est pas je pense necessaire et de plus, il aurait un effet dessechant qui serra probablement nuissible. Il est rare que les truffiere sauvage en pleine causse soient continuellment ensoleillée d’ailleurs....
      une des rare plantation que je connaisse et qui produise reguierement est tres dense et assez touffu. Ce sont des noisetiers presque en galerie.

      Bien a vous
      Tholozany

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      • > Mon expérience 22 octobre 2004 08:16

        Bjr Mr THOLOZANY,

        Vous avez entièrement raison pour le soleil, j’ai même été plus loin puisque j’ai dit que jusqu’à présent tous les soi-disants techniciens et autres vous disent de donner à l’arbre une forme de cone renversée pour que le soleil vienne jusqu’au tronc et j’ai dit à chaque fois que c’était une co.....ie. En effet en faisant ainsi la terre est brulée et les truffes avec. Donc je leur ai dit de faire le contraire genre sapin mais voilà je n’ai pas un diplome de formateur BIDON alors mes propos ne tiennent pas la route mais moi je rigole quand l’hiver arrive.
        Bien à vous
        CAzaux

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        • > Mon expérience 24 octobre 2004 19:19

          Bonjour

          Je reviens de la taille justement, c’est dimanche mais bon, demain il pleuvra et c’est la saison dui commande.

          Je suis tout a fait d’accord avec vous pour une taille sinon reguliere dumoins qui protege le fût.

          La taille en cone apparait bien dans les livres, oui, meme les anciens (mais avec de tres forte densite de 800 a 1000 et pas les 400 conseillés aujourd’hui). Mais nos techniciens ignorent royalement l’existance sous l’ecorce des bourgeons dormant (les yeux des forestiers). Il faut se garder que le tronc soit ensoleille sinon vont appraitre des gourmands qui vont epuiser l’arbre.

          C’est aussi assurement pour cette raison raison connue de tout forestier, que la plantation dense, avec eventuellment un depressage à 15 ans permet d’avoir des arbres plus vigoureux (contrairement à la logique « apperente » qui voudrait que moins il y a d’arbre mieux ils poussent).

          A propos de la taille, une autre ineptie qui prouve, si il en etait besoin, le manque de serieux de certains « formateurs » et « pilotes » de la fft, et aussi de la DDA, c’est l’oubli systematique du traitement des blessures de quelque importance de l’arbre. Un amis de ma famille, ingenieur des eaux et Foret (donc pas un jeunot vous imaginez l’ecole ayant ete transformé en formatage d’agent du genie rural en 74), qui a quelques beaux truffiers et les entretient avec amour m’a fait remarquer goguenar il y a quelques années que je mettais du goudron de norvege sur les bourrelets cicatriciels des branches que je venais de couper ...... Mais que j’etait bien le seul à le faire dans la coin (à part lui meme evidement).

          A propos de la taille enfin, et là je suis assez categorique, il vaux mieux utiliser scie à main (il y a des lames d’acier suedois d’une qualité de coupe fantastique), parceque si on derape on ne faira que « gratter » l’ecorce et c’est sans consequence elle est la pour ça. Et surtout utiliser le secateur foirestier pour tout ce qui est en dessous de 50/70mm. Pour celui qui decouvre un truffier chez lui, l’apprentissage des regles de base de la taille ne sont pas inutiles....

          La plantation je n’y crois pas encore.
          Mais la restauration, ou plutot la réactivation, de zone truffiere naturelle evidement que oui, puisque c’est là que je recolte....
          Mais pourquoi tenter le diable en traumatisant un milieux fragile pour quelques kilos de plus, (pendant peut etre deux ou trois ans avant un declins subit et inexpliqué comme c’est arrivé il y a quelque année sur la causse d’Anglar au dessus de st Antonin Noble Val). Tailler dans la masse, suprimer des arbres dont on ne connait pas la carte des racines, elaguer à tout va........ je ne suis pas pret à le faire. Pourquoi changer une nature certe parcimonieuse mais pas si radine que çà..........quand on la respecte.

          Bien a vous
          Tholozany

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          • > Mon expérience 25 octobre 2004 19:48

            Bsr Mr THOLOZANY,

            juste une petite précision au sujet de la densité. Si les forestiers plantent serrés c’est pour faire un tronc le plus haut possible, en effet en plantant à forte densité les arbres ( comme toutes plantes ) cherchant la lumière se développe plus vite en hauteur, contrairement à un arbre plus ou moins isolé qui lui poussera moins vite mais aura un
            tronc qui se développera davantage.

            Pour ma part il est préférable de planter à petite densité ( 250 arbres env./Ha) cela permettra aux arbres d’avoir beaucoup plus de temps avant que toute la parcelle soit complètement ombragée. 8 x 5 pour le chêne vert et 10 x 6 pour le blanc. Et surtout ne pas croire au on-dit que planter serré fait venir les truffes plus vite. Seul un sol parfait permet d’avoir des truffes rapidement.

            En fin je pense que vous avez oublié de citer le chêne pédonculé parmi les bons chênes.

            Bien cordialement.Cazaux

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            • > Mon expérience 26 octobre 2004 01:01

              Bonsoir Monsisuer Cazaux

              Rassure vous, pour la pantation forestiere j’ai quelque experience. Nous sommes une famille de forestiers de longue tradition et gerons sur trois terroirs differents une surface assez importante au regard de la propriete forestiere privée moyenne en France (comprennat des hautes futaies de sessile et de pêdonculé, de la chataigneraie, de la hetreraie, du bois e chauffe à pubescent, et queleues arpent de Douglass en altitude). Je connais donc assez bien les problématiques et les techniques de gestion forstiere.

              Je suis donc tout à fait d accord avec vous pour l’explication des fortes densités en plantation forstier (elle est de 1800 pieds d’usage pour les grands chenes, ce qui apparait enorme mais il il y a beaucoup de perte aussi. Et on fini a 150 ans avec 300 pieds seulement, mais des pieds de 30 metres et plus..... avec des houpiers (ca parrait petit d’en bas, mais seulement d’en bas) qui une fois coupé sont en fait d un volume presque equivalent à celui d’un chene de parc de la meme espece d’a peine 20 metres....
              Donc dire qu’un arbre isolé aura un troncs plus developpés qu’un arbre poussant en futaie haute, ce n’est pas vrais.

              Et pour le chene pubescent qui, à son optimum, a une croissance bien plus lente que les deux grands au leur (et je ne parle meme pas des yeuses qui sont des arbres à la croissance escargotesque), avec 250 pied ha il y a meme beaucoup de soleil et d’air entre les pieds. Je comprend alors votre choix de taille en « sapin ». C’est logique à cette densite de garder les branches en parasol basses les plus longues possibles.

              Pour ma part je ne vais pas tenter les chenes mycorhyzé cette année, mais l’an prochain.
              Là je vais me contenter d’essayer les noisettiers (55 pieds sur le premier tier) parceque le terrain degagé des cereales bio depuis trois ans si prete tres bien (et il y a quand meme une grande truffiere de chêne qui depasse sur le champ à l’ouest et une autre au nord).

              je les planterais sur rang à 5 metre et 4 metres entre lignes (avec taille à 6/8 brins comme pour les noisettiers a coques, ce qui ne les fait pas trop touffus, et rabattage à 5 metres de haut max)

              Qu’en pensez vous ?

              Bien à vous
              Tholozany

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              • > Mon expérience 26 octobre 2004 07:56

                Bjr Mr THolozany,

                Pour les chênes plus ou moins isolés, je vous ai dit que le tronc était plus développé, vous avez raison de dire que ce n’est pas vrai car je me suis mal exprimé, j’ai voulu dire
                que la masse générale du chêne était plus volumineuse, surtout le houppier.

                Pour votre question sur les noisetiers, il faut faire un retour en arrière. En effet le noisetier a été recommandé pour sa soi-disante production précoce d’après l’INRA qui n’a pas lésiné en affirmant qu’avec le noisetier les truffes étaient présentes dès la 4ème année. Sur ce point, le chêne vert peut lui aussi permettre d’avoir des truffes dès la 4ème année. Bon mais il ne faut quand même pas en faire une généralité.

                Pourquoi je suis contre le noisetier, c’est simple, cet arbre a un système racinaire qui ne convient pas à la truffe pour 2 raisons. Il a en effet un double système composé
                d’un important chevelu dans lequel en général se trouve les truffes et donc difficile à caver et de racines traçantes qui se développent trop rapidement et qui attrapent tous les champignons indésirables.Ce qui n’est pas de même pour les chênes.

                Je reste persuadé que les chênes verts ou blancs sont beaucoup plus surs, le chêne vert étant plus précoce que le blanc pour la venue des truffes, env. 2 ans.

                Enfin si vous voulez vraiement planter des noisetiers, ne taillez JAMAIS les drageons cela vous fera une petite touffe mais ça ne gènera pas, et cela vous évitera un travail supplémentaire pour rien.

                Quant aux plants mycos, je vous conseille d’alterner avec des glands en ayant pris soin de mettre un peu de truffes broyées (celles de novembre sont les meilleures ) sur vos glands mis en terre.

                Bien à vous.Cazaux

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                • > Mon expérience 28 octobre 2004 21:13

                  Bonsoir Monsieur Cazaud

                  Pour les chenes......... ; ben je vais pas les acheter (je vois pas pourquoi je les achetreais d’ailleurs).

                  J’ai fait un truc un peu bidouillage du pere magotte il y a 17 ans avec un cousin proche. Mais ça donné des resulat tres satisfaisant....Je vais donc réessayer.

                  On avait prelevé des jeunes pousses naturelles (des 2 ans de 10 /12 cm) sur une zone truffiere (celles poussant au plus pres de brulés actifs). On avait été tres culotté. On avait à la beche (apres avoir arrosé je me rapelle tellment c’etait dur) coupé des mottes de 40/40 sur 30 à 35 clm de profondeur...........vous imaginez le volume et, le poids (on avait fait glissé les mottes pour pas les briser sur des planches).
                  C’etait des chênes pedoncué et non des pubescents (il a trois grand chenes truffiers dans ce petit secteur qui sont des pedonculé, sur un sol argilo calcaire assez riche).

                  On les areplanté a dix kilometre de là chez mon cousin, dans le parc (terrain du meme type argilo calcaire quand meme). Sur 10, 8 on bien survecu sans problemes. et sur les huit, 4 (donc 50 % mùais sur une telle petite echelle ça ne signifie rien), ont brulé au bout de 3 à 4 ans.
                  Et tous les quattre ce sont mis a produire vers 10 ans (et ils produisent encore)

                  Là, comme on a pas deplacé jsute quelques racines avec du terreau, mais un sacré motte, je ne suis pas sur qu’on ai pas quand meme approté la mychorize (et les truffesà avec nos bridilles. Le terrain ou ils ont été planté porté aussi des chenes, la famille de mon cousn y habite depuis a moins 5 generations, et jamais ils n’avait trouvé de truffes sous les arbres de ce bois ouvert en prairie parc depuis longtemp et qui leur servait de parc depuis avant la guerre de 14.

                  Qu’en pensez vous ??

                  Bien à vous
                  Tholozany

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                  • > Mon expérience 28 octobre 2004 22:06

                    Bsr Mr Tholozany,

                    C’est pour cela que je dis que les plants mycorhizés c’est de la fumisterie vous apportez la preuve que l’on peut obtenir des résultats avec d’autres façons et de plus gratuites.Effectivement quand on transplante de petits chênes pris sur une zone où se trouve des truffes il y a de bonnes probabilités d’avoir des résultats et si vous aviez arrosé avec un peu de truffes broyées mis dans l’eau peut-être que les résultats auraient été meilleurs.

                    Mais attention cela marche avec du chêne blanc mais avec le chêne vert c’est beaucoup plus délicat à transplanter car il ne perd pas ses feuilles.

                    Bien à vous.Cazaux

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                    • > Mon expérience 29 octobre 2004 14:33

                      Bonjour Monsieur Cazaud

                      Il s’est mit a pleuvoir dés midi ce qui a interompue nos netoyages d’une parcelle de 6 Ha, où est située de beaux brulés. Et deja des sagoins m’en ont pioché sept (dans les deux trois jours passé d’apres la texture) pour alimenter le marché des courtiers de Caussade.

                      Pour la transplantation en grandes mottes, meme si je n’ai aucune certitudes scientifiques, je suis a peu pres sur que nous avons transplanté michorizes, mycelium et truffes avec les plants (la transplantation a eut lieu en fevrier).
                      Tout comme je n’ai pas la certitude, mais je sais, que les clones ne sont que des operations marketing de pepinieristes pour gogo bobo néo ruraux.

                      Cordialement
                      Tholozany

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                      • > Mon expérience 29 octobre 2004 18:22

                        Bsr Mr tholozany,

                        C’est à peu près certain qu’en transplantant vos arbres vous avez également emporté du mycélium c’est d’ailleurs pour cela que je dis d’arroser avec des truffes broyées pour justement mettre du mycélium.

                        J’ai lu que le FIDET annonce qu’il faut aller le lundi sur le marché de Caussade pour trouver des truffes de qualité GARANTIES ?????? A moins que je me trompe les truffes actuelles sont blanches alors pour la qualité ?? Mais il y aura encore des naifs pour se faire attraper.

                        C’est comme avec les clones ( que j’appelle les CLOWNS) combien ont payé ces CLOWNS à des prix prohibitifs ??? Et les fraudes au lieu d’empécher de vendre nos truffes immatures ils feraient bien de regarder cette fumisterie de plus près mais là ils ferment les yeux. Pauvre France tout fout le camp.

                        Bien à vous. Cazaux

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                        • > Mon expérience 2 novembre 2004 11:41

                          Bonjour Monsieur Cazaux

                          Blanches ?? Non elles ne sont quand meme pas « blanches » a moins que vous n’utilisiez ce terme dans vos pays pour signifier qu’elles sont immatures.

                          J’en ai cavé deja quelques unes, comme vous je pense. Pratiquement uniquement les fleurs qui n’aurait pas resité longtemps aux rongeurs et sangliers (y compris cochons a deux pattes).

                          En cette saison il est vrais qu’elles sont « legeres » (meme parfois tres) en arome et en gout. Donc effectivement pas vraiment au stades de murrissement optimal au sens culinaire du terme (je ne suis pas sur vu nos connaissances actuelles que l’on sache vraiment à quel moment une truffe est « mure » au sens vegetatif et non pas culinaire du terme).

                          Il est vrais aussi, je crois que c’est vous qui le soulignait quelque part, que la truffe bléssée degage un arome bien plus puissant.... D’ailleurs celles là je les garde pour nos foie gras, nos galantines vollailles et cadeaux aux amis..........Je pense que cela vient du fait que hormis l’homme et la cochon (et le chien souvent aussi malheureusement) qui cavent mature comme immature, les insectes nottement, ne s’attaquent qu’aux champignons murs..

                          Le marché de Caussade..... il est des plus « opaque ». Bien plus que ceux de l’Albenque ou de Sorgue (ou une bonne partie de la marchandise passe quand meme à l’as).

                          Mais le gros probleme, qui ne se presente pas qu’a Caussade, est que l’on trouve en debut de saison, dans les lots offert en terreuse (non completement nettoyé) des melanges de Melano et de Brumales, celles ci ayant un arome aussi (peu) developpé que les premieres en cette periode. Ces lots sont souvent negociés au troquet avec des « bobo » qui viennent là comme au vide grenier. De plus, beaucoup de vieux courtier ou ancien caveur ont été remplacé par des « nouveaux acteurs », plus jeunes, plus pressés, roulant en BMW, mais qui n’ont pas forcement tous l’experience, et aussi l’honetete il faut le dire, requise a mon sens pour garantir la transparence et la qualité du marché.

                          Plus que tout il faut remarquer (et je vais poser cette question sur un autre forum ou vous allez j’ai vu, de temps a autre, moi meme ayant en ce moment un peu de temp avant les coupes de chauffes et le gros des cavages) que ce pose le probleme du marché et de son organoisation.

                          Je suis pour l’entiere liberté laissé aux producteurs de caver et commercialiser leur produits ; et c’est au marché de faire le prix suivant la demande et la qualité.

                          Mais je suis aussi partisant d’un enregistrement par le biais d’une carte professionelle attestant qu’on possede les droits de cavage (et / ou de propriété) pour les vendeurs initiaux, avec l’obligation de tenir « honetement » un cahier (cahier simple comme pour les brocanteurs par exemple, devant preciser les qauntité et qualités) par les courtiers et les restaurateurs.
                          Cela pour les truffes comme aussi pour les champignons faisant effet de commerce comme cepes et girolles. Les degats des piocheurs qui participent amplement à la diminution du tonnage « reelement » constaté affectent aussi maintes truffieres entierement retournées et sacagées, et souvent detruitent irremdiablement apres quelques saison de bechages imbecile.

                          Et je vous avoue de plus sans honte en avoir particulierement marre de voir rouler en 4x4 des allocataires du rmi et de l’aide sociale en milieux rural qu’il faut sans cesse virer des bois à champignons et zones trufficoles. Je retrouve les meme sur les desks de bois pret au chargement, ou avec remorques ils « viennent » prelever leurs « impot en nature » sur ceux qui payent deja leurs allocations avec leurs impots. Quand on sait en plus comme moi la difficulté de trouver du personnel pour les travaux forestiers.........

                          C’est à mon sens dans ce domaine, dans la creation d’un marché assaini, que devrait ce situer l’objectif prioritaire de la fft, plus que les operation marketing et les effets d’annonce des future « plantations » pour neo ruraux (sans pour autan negliger cela quand meme mais avec prudence).

                          J’en terminerai avec la peur de fiscalisation, qui n’est qu’un effet de manche des tricheurs (piocheurs et leurs commenditaires, car il y en a).
                          En effet la truffe est a nouveau un produit forestier. Et un produit forestier annexe(puisqu’il n’est plus agricole et que sa recolte est aleatoire) n’est pas imposé en tan que tel. L’impot est payè en meme temps que le forfait forestier cadastral, qui recouvre les revenu du bois et tous les produits forestiers annexes. Ce forfait est je le rapelle, pour ceux qui croient que c’est gratuit d’etre proprietaire, comme les toulousains qui viennent me piller les cepes, obligatoire (surtout si on veut beneficier des avantages de la loi Monillon).

                          Sincerement
                          Tholozany

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                          • > Mon expérience 7 novembre 2004 19:31, par Gérard

                            Bonjour,

                            C’est avec grande joie que je découvre ce nouveau forum, j’ai pris le temps de tout lire et je crois que je vais le relire pour bien m’en imprégner car j’ai trouvé vos discussions très intéressantes et très positives.

                            Je suis plus ou moins débutant en matière de... non je vais pas le dire... enfin, on va dire « de faiseur en sorte de récolter de la mélano sur mon terrain » et si j’ai commencé par planter quelques espaces vides avec des « clowns », aujourd’hui les nouveaux espaces dispo reçoivent de très jeunes plants récupérés ou des glands sous lesquels j’enfouis du broyat de truffe (de ma récolte)

                            J’ai la chance d’avoir des zones qui donnaient déjà, alors j’essaie d’agir avec parcimonie en matière d’élagage et de débroussaillage, j’y vais très doucement...et je dois dire que je suis les conseils de ceux qui me semblent mieux s’y connaître...

                            Aujourdhui, j’en ai quasiment fini avec les broussailles, mais reste encore des frènes de ci de là parmi les chène blancs, et comme c’est souvent au pieds des frènes que je trouve des truffes, j’hésite à en éliminer malgré que l’endroit soit un peu trop dense...

                            J’en profite pour ouvrir une parenthèse à M Cazaux au sujet des genévriers :

                            «  »Salut maurice, plus haut tu sembles dire que le genévrier dont les boules servent à la choucroute est la même variété que le cade dont on extrait la fameuse huile, je sais bien que tu ne fais pas l’amalgame entre les deux mais une précision serait judicieuse pour pour le lecteur non averti...merci Maurice, au plaisir !«  »

                            Voilà je continuerai à vous lire...
                            Cordialement
                            Gérard

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                            • > Mon expérience 7 novembre 2004 19:55

                              Bsr Gé,
                              Pour le cade, c’est l’arbre que l’on trouve ici, son nom est le genévrier-cade, effectivement on fait de l’huile avec, alors qu’avec le genévrier commun comme tu l’as dit les boules servent pour la choucroute.Disons que ce sont deux espèces qui se ressemblent et effectivement dans les garrigues on trouve des truffes sous ces arbres.
                              Amicalement.Maurice

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                              • > Mon expérience 11 novembre 2004 18:13, par Gérard

                                Bonsoir maurice,
                                A propos du « coup du genévrier », cela n’a pas grande importance de toute façon, qu’il s’agisse de cade ou de genévrier puisque ce sont les branches que l’on utilise... mais j’ai une question, d’après toi ces arbustes l’un ou l’autre ou bien les deux, sont ils capables à eux seuls de générer des truffes ?

                                Depuis la fin septembre j’ai récolté qques truffes au chien, mais en ce moment cela c’est calmé et plutôt remplacé par de la grenaille à de nouveaux emplacements, penses tu que cela est bon signe ?

                                Amicalement

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                                • > Mon expérience 11 novembre 2004 19:58

                                  Bsr Gé,

                                  Non le genévrier ne permet pas d’avoir de truffes, par contre on en trouve dessous car quand tu grattes sous le tapis d’aiguilles tu vois que la terre est très meuble et la truffe adore ce genre de terre.
                                  Pour la grenaille il doit manquer probablement un élément, du moins je le suppose, mais lequel ??? A moins que cela provienne du sol ? ex. trop de matières organiques ou une terre trop clavée ? C’est difficile dans un premier temps de te répondre sans avoir vu le terrain.
                                  Au fait tu as regardé les infos régionales sur le vol dans les alpes de haute provence,ils disent que des c....ies, la truffe qui se vend 300euros et qu’ensuite elles sont noircies,
                                  comment après cela tu veux défendre la truffe. En tout cas ce que j’ai retenu c’est que les gendarmes ont d’autres chats à s’occuper et que les passionnés n’ont que les rondes armées pour essayer de faire cesser ces vols, Mais voilà ces gens sont intouchables on l’a vu avec le préfet de vaucluse qui s’est retrouvé au tribunal comme si c’était lui le voleur. Et la FFT dans tout ça ?
                                  Amicalement. Maurice

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                                  • > Mon expérience 12 novembre 2004 19:14, par Gérard

                                    Merci Maurice pour ta réponse,

                                    j’aime à me dire qu’il faut mériter les truffes en restant très patient, voici un domaine où ne rien faire est plus sage que de faire n’importe quoi, n’est ce pas ?

                                    En ce qui concerne les vols, je n’étais pas au courant de ton info, mais cela ne m’étonne pas du tout, les grandes truffières, à part d’y coucher dedans, restent des proies faciles et même en ramassant assidument toutes les truffes qui sentent on ne se protège pas pour autant du piochage... et côté gendarmerie, n’en parlons même pas, ils se fouttent bien pas mal de tous nos petits problèmes, que ce soit des vols en tous genre, des problèmes de voisinages ainsi que du vandalisme... le code de la route semble plus les préoccuper...on ne peut compter que sur nous même, pour ma part j’essaie de décourager les curieux avec une clôture autour de mes terrains, je laisse parfois mon berger allemand sur place pour la nuit, je prospecte tous les jours et je dis haut et fort autour de moi que si je venais à surprendre quelqu’un de connu sur la propriété d’autrui je le rapporterais sans hésiter à son propriétaire car dans mon canton les voleurs de truffes « locaux » sont plus ou moins connus de tous... reste à les attraper !

                                    Ce soir j’ai ramassé une truffe, 30g, mais très crouteuse, foncée et un peu sèche sur la périphérie, pour l’instant c’est la seule qui soit ainsi, je l’ai trouvée ras du tronc d’un frène.

                                    Bonne soirée, Gé

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                            • > Ecrire un article 8 novembre 2004 21:35, par DG

                              Merci de venir sur ce forum.

                              Pour info, c’est plus qu’un forum : vous pouvez devenir rédacteur d’articles, ajouter des documents, des photos, des infos etc. En vous inscrivant, vous aurez accès à l’espace privé et rédactionnel. Chaque article que vous écrirez pourra être suivi d’un forum de discussion si vous le souhaitez.

                              Voir en ligne : Pour s’inscrire, c’est à gauche sur la page d’accueil

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                              • Enfin un site où l’on n’a pas la langue de bois !

                                Pour faire un petit d’homme, il faut un homme, et une femme, mais ce n’est pas suffisant... il faut faire un peu de sport...Mais, ça ne marche pas à tous les coups...Pourquoi ? ...

                                Eh bien pour produire des truffes, ça n’est pas plus simple, car sous la surface du sol, on ne voit pas, et que les hyphes mycellienes sont si petites qu’on ne les voit pas à l’oeil nu, et que ces hyphes sont le corps de notre champignon, alors pour meubler ce qu’on ne sait pas, on raconte un peu n’importe quoi...

                                Que sait-on ?

                                En résumé, pour produire des truffes, les carpophores, il faut faire vivre son (ou ses ?) parent (s).

                                Comment vit (ou survit) Tuber melano ?
                                Mr Ollivier devrait pouvoir nous donner quelques renseignements ?

                                Il faut un arbre hôte,
                                Il faut aussi lui avoir associé le bon champignon.
                                Là, il y a pas mal de commentaires à faire..., n’est ce pas, Mr Chevallier !

                                Il faut un terrain favorable.
                                Tout le monde est d’accord ?

                                Mais quel est exactement le terrain favorable ?
                                Là il y a pas mal à dire... N’est-ce pas, Mr Lafage.

                                En plus il faut un sous sol ... Mr G. Callot a creusé un peu le sujet...

                                Et tout ceci n’est pas suffisant du tout :
                                Il faut encore ajouter un climat pas évident à décrire, vu que les conditions climatiques changent tout le temps.
                                Il semblerait même que les conditions idéale pour le développement du carpophore soient difficilement supportables pour les hyphes...

                                Il y a du pain sur la planche...

                                Plutôt que de se tirer dans les pattes, que chacun essaie d’apporter un article ou dire où on peut le trouver et avec ces bases, on pourra progresser (si on le veut, et si on le peut !)

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                                • Bonjour à tous, je viens vous demander votre avis quant à l’utilité et les effets s’ils en existent d’utiliser des moutons pour nettoyer des parcelles plantées un chènes pubescents.
                                  Le responsable deu syndicats des trufficulteurs local estime que l’apport organique des dejections de ces braves ovins serait prejudiciable à la plantation...
                                  Qu’en pensez vous ?

                                  Merci par avance.

                                  Stephane

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                                  • Bonjour,

                                    J’ai été très intéressé par les propos de Mr Cazaux et Mr Tholozany, car je suis novice dans la « trufficulture » et la simple lecture de vos messages m’a apportée beaucoup d’informations.

                                    Cela fait quelques temps que je m’intéresse à la truffe (depuis que mon grand-père m’en a parlé) et que j’essaie de récolter des informations de droite et de gauche. Cela m’a ouvert les yeux sur le fait qu’autour de la vente proprement dite de la truffe, il existe un commerçe impressionnant fait de stages en tous genres, de vente de plans certifiés et que la majorité des gens se tourne vers cette « domestiquation » de la truffe qui semble être un peu hasardeuse.

                                    Pour ma part mon objectif serait de développer une truffière naturelle qui m’a été indiquée par mon grand-père mais seulement approximativement faute de pouvoir se déplacer.
                                    Je souhaiterais savoir comment repérer avec exactitude cette zone pour en connaître le propriétaire et le cas échéant lui acheter le terrain qui est en friche.

                                    Pourriez-vous me renseigner ?

                                    Cordialement.

                                    Virgil

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                                    • > Pragmatisme et bon sens (Tuber melanosporum) 15 avril 2005 17:16, par DG

                                      Merci de votre post sur ce site. M. Tholozany, sous l’impulsion de M. Cazaux, a préféré migrer vers le forum du site de Ste Alvère suite à ma volonté de modérer ce forum activement ;-) C’est très dommage, mais je constate depuis quelques années une forme de sectarisme dans les arguments des uns ou des autres de cette grande famille de la truffe. C’est le chacun pour soi. Certains travaillent dans l’ombre, sont discrets et font un excellent travail. Il n’existe pas une seule vérité comme il n’existe pas une seule espèce de truffe qui soit la meilleure... Vous retrouverez ces messieurs sur le forum de la melano, il se sentent chez eux là-bas. En tout cas ils ont pleins de choses à dire et beaucoup d’expérience à faire partager. Un rappel tout de même, en trufficulture, rien n’est totalement établi, il faut trier, comparer, faire sa propre expérience. Un stage qui a été complétement dénigré par M. Cazaux dans ce Mag’ est, de mon point de vue, intéressant pour des gens comme vous qui débutent et ont des projets tels les vôtres. Essayez de contacter M. Alban Lauriac, son adresse est en bas de l’article sur une formation en sylviculture truffière qui a eu lieu cette année. Cherchez aussi le syndicat de trufficulteurs ou un trufficulteur près de chez vous car le mieux c’est d’aller sur le terrain avec lui. C’est le meilleur moyen pour avancer.

                                      Cordialement.

                                      Voir en ligne : Formation techniques de sylviculture truffière

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                                      • > Pragmatisme et bon sens (Tuber melanosporum) 15 avril 2005 19:56, par cazaux

                                        Droit de réponse.
                                        bsr,
                                        Je ne peux rester muet quand on donne à mon sujet de fausses infos. En effet vous dites que c’est sous mon impulsion que Mr tholozany à migrer vers le forum de st alvere ? Je ne pense pas avoir ecrit un seul message dans ce sens à l’intention de Mr Tholozany et il est je suppose assez grand pour savoir ce qu’il doit faire sans avoir besoin que je le lui dise.
                                        Pour la sylviculture truffière OUI je suis contre pour la simple raison (que j’ai déjà écrite) que la sylviculture est l’art de faire pousser l’arbre et donc de favoriser les racines « plongeantes » TOUT LE CONTRAIRE de ce qu’il faut faire pour avoir des truffes.
                                        Je connais très bien Alban Lauriac et je pense même avoir été un des premiers à lui avoir donné des infos sur la truffe. Qu’il se serve de la truffe pour promouvoir sa place au CRPF est une chose mais induire les gens en erreur cela je ne peux l’admettre et il le sait très bien. Alors vouloir conseiller les gens par une tromperie est inadmissible
                                        et les gens comme vous qui encouragez ce genre d’action est grave,aussi ne soyons pas étonné que la mélano disparaisse.
                                        Cordialement Cazaux

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                                        • > Droit de réponse 16 avril 2005 11:28, par DG

                                          Souvenez-vous n’est-ce pas vous qui aviez laissé il y a quelques mois un message à M. T. sur le forum « mon expérience » d’aller plutôt discuter ailleurs parce que vous n’étiez pas bienvenue ? J’ai supprimé cette contribution le jour même car je n’avais pas apprécié ce stratagème d’envoyer les internautes ailleurs. Je regrette aujourd’hui de l’avoir détruit de la base de données car je ne peux pas vous amener de preuve formelle. D’ailleurs, j’avais envie de tout planter à l’époque. Ce que Monsieur Tholonazy avait écrit à l’époque était vraiment bien, je l’avais personnellement encouragé à continuer, il apportait un nouveau souffle, mais depuis votre mot, il a disparu de ce forum... Est-ce un hasard ? Depuis, plusieurs personnes ont posé des questions : plus jamais de réponse... ni de l’un ou l’autre. Voilà tout ce que je constate.

                                          D’accord, au bénéfice du doute, je retire ce que je disais plus haut, j’admets que j’ai pu me tromper ou avoir mal interprété ces événements et donc que vous n’êtes en rien à l’origine du départ de M. Tholonazy de ce forum.

                                          Revenons aux « conseils » que je prodigue que vous caractérisez de « tromperie » :

                                          N’ai-je pas invité cet internaute à aller sur les autres forum où vous intervenez ? Alors, est-ce une tromperie ? Je lui ai donné l’adresse aussi de quelqu’un qui a une autre opinion qui a sa propre valeur (pas la vôtre, on le sait). Je ne connais pas vraiment M. A Lauriac. Vous semblez mieux le connaître que moi. Vous donnez votre façon de voir OK, je suis d’accord, mais je me dois de dire que c’est à chacun de forger ses propres opinions en fonction de sa propre expérience en la comparant avec celles des autres. C’est pourquoi j’estime ne pas donner de conseils techniques ici, mais seulement une adresse, un point c’est tout. Je ne considère pas que ce soit une tromperie. Je suis convaincu que les gens sont suffisamment intelligents pour se faire leur propre opinion. Donnez donc vos conseils à cet internaute et je vous prie de le laisser aussi aller voir d’autres personnes, laissez-le faire son choix, faire son chemin, il se tournera vers celui qui lui semblera le plus pertinent.

                                          PS Au sujet des racines plongeantes vous avez raison, je suis d’accord avec vous c’est logique. Mais n’ayant pas suivi la formation de M. A.L je ne permets pas de juger sa manière de voir et si c’est bien sa manière de voir la sylviculture truffière. Je vous rappelle que le seul conseil que je prodigue c’est le doute. Je souhaite aussi que M. A.L utilisera aussi son droit de réponse...

                                          Merci au moins d’être passé par là et d’avoir donné votre opinion sur ce forum.

                                          DG

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                                          • > Droit de réponse (suite) 16 avril 2005 11:36, par DG

                                            J’ai oublié de vous proposer de supprimer mon message vous mettant en cause. Si vous le souhaitez, ce sera fait immédiatement.

                                            DG

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                                          • > Droit de réponse 16 avril 2005 11:53

                                            Bjr,
                                            Essayez de ne pas être en contradiction avec vous même. Vous dites : revenons aux conseils que je prodigue et que vous caractérisez de tromperie. Plus loin vous dites que vous ne donnez pas de conseils techniques. Il faudrait savoir ?
                                            Par ailleurs je ne pense pas avoir traité de tromperies vos conseils puisque vous n’en donner pas, j’ai dit que je trouvais anormal que vous encouragiez la * sylviculture truffière* cela ne veut pas dire la même chose.
                                            cordialement.Cazaux

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                                            • > Droit de réponse 16 avril 2005 12:35, par DG

                                              J’utilise le mot « conseil » entre guillemés pour reprendre votre idée et « tromperie » aussi est entre guillemés. Je cite votre phrase « (...) vouloir conseiller les gens par une tromperie est inadmissible et les gens comme vous qui encouragez ce genre d’action est grave, aussi ne soyons pas étonné que la mélano disparaisse. » Elle concerne surtout mon attitude qui « encourage » la sylviculture truffière ? Ce que vous vouliez dire est donc que même si mon conseil se résume à donner une adresse (je serais incapable d’en dire plus), je m’implique implicitement dans l’idée d’une sylviculture truffière ?

                                              Vous avez vraiment raison de bien souligner les mots. Je connais des gens qui travaillent sur le terrain dans cette voie pour Tuber uncinatum et leur projet est intéressant. C’est pourquoi, je ne me permets pas de donner des conseils pour T. melanosporum — et il faut préciser aux lecteurs, pour éviter un amalgame, qu’on a bien à faire à deux espèces différentes et deux approches du terrain radicalement différentes — On a subit les diktats d’une culture melano pour uncinatum pendant des années... Les résultats étaient décevants. Ne sachant pas à l’heure actuelle si la voie « sylviculture truffière » est prometteuse ou non pour la mélano, je n’en dirais pas plus laissant d’autres le faire. En tout cas, d’après vous c’est un échec assuré.

                                              DG

                                              PS1 Enlever des parties de forum est un droit ’informatique et liberté’ que l’on peut faire agir immédiatement sur ce site par simple demande.

                                              PS2 Ce site est un concept d’article de journal et comme dans un journal les articles peuvent être soumis aux différents rédacteurs du site, tout le monde peut devenir rédacteur et débattre en forum interne des questions de publication on non d’articles sur le site. Cette fonction n’est pas encore utilisée sur ce site. J’attends des volontaires.

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                                              • > Droit de réponse 16 avril 2005 13:23

                                                Vous avez entièrement raison de dire qu’il y a une différence entre uncinatum et mélano
                                                par contre je ne suis pas aussi certain que vous en disant que cela provienne du terrain. J’avais il y a longtemps lors d’une réunion en bourgogne dit aux défenseurs de l’uncinatum (qui pensaient tout savoir) et bien qu’ils ne savaient RIEN. A ce jour je vois bien que j’ai toujours raison. Et pour cause tant qu’on ne connaitra pas le cycle et le sol
                                                favorable on ne pourra pas avancer.
                                                C’est pour cela que je suis contre tous ces gens qui veulent à tout prix parler de culture
                                                trufficulture plants truffiers. Je continue à AFFIRMER que tout cela est TROMPERIE.
                                                Je pense avoir assez de recul pour pouvoir continuer dans ce sens.
                                                Cordialement Cazaux

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                                                • > Terrain 16 avril 2005 14:17, par DG

                                                  Quand je parle d’approche du terrain, je voulais dire que ces deux espèces de truffes sont différentes (génétiquement) et ne vivent pas dans les mêmes conditions écologiques/climatiques et donc qu’il est vain de transposer à l’uncinatum la (les) méthodes de culture applicable(s) à la mélano.

                                                  Si je n’interprète pas trop votre pensée, toute notion de « méthode de culture » de la truffe est une illusion, une supercherie. A partir de là, que ce soit la « sylviculture truffière » ou « trufficulture » c’est un peu la même chose tant qu’on ne connaitra pas le cycle de la truffe, sa reproduction, son développement. Est-ce bien cela ?

                                                  DG

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                                                  • > Terrain 16 avril 2005 16:56

                                                    si les conditions climatiques/écologiques sont différentes entre uncinatum et mélano
                                                    *peut-être* que pour le terrain il faut les mêmes approches ?
                                                    Quand à votre interprétation de mon avis, c’est bien cela car tant qu’on ne connaitra pas le cycle et le type de sol parler de *culture ou trufficulture* c’est tout simplement incohérent car QUOI FAIRE ?
                                                    Cordialement Cazaux

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                                                    • > Terrain suite 16 avril 2005 17:37

                                                      Connaisez vous une seule personne qui puisse vous donnez la marche à suivre pour avoir avec certitude des truffes ? Et pourtant dans toutes *cultures* il existe une marche à suivre avec certitude de résultats. Alors comment vous faire comprendre que tout cela est mensonger ? Et en faisant de la pub pour ces actions vous ne faites que les aider dans leurs tromperies. Peut être qu’un jour vous comprendrez que j’avais raison mais il sera à ce moment là beaucoup trop tard pour faire revivre notre truffe que le monde entier nous envie et qu’une poignée de personnes peu scrupuleuses n’agit que pour aggraver son déclin.
                                                      cordialement Cazaux

                                                      repondre message

                                                      • > L’avenir le dira 16 avril 2005 22:05, par DG

                                                        Bien entendu, je ne connais pas une personne qui puisse me donner la recette de l’obtention des truffes. Celui qui détiendrait cette pierre philosophale aurait sûrement un prix Nobel au minimum. Le mot publicité me paraît un peu fort, mais ma démarche en créant ce site fut, vous le savez, de créer des rencontres, susciter des débats. Aussi la porte est ouverte à tout le monde. Je ne gagne rien là-dessus, je ne retire aucun denier (euro) de ce site, cela me prend du temps, tout est à mes frais et... à mes risques et périls...

                                                        Je ne peux pas savoir si vous avez raison, aujourd’hui, car je ne connais qu’un pourcent de ce que vous savez sur le terrain (le un pourcent c’est une image peut-être au dessus de la réalité), c’est vrai que le temps nous dira peut-être que vous aviez raison. Plusieurs internautes, vous ont demandé de transmettre vos connaissances et vos hypothèses dans un livre pour qu’il serve de référence... Ou en êtes-vous ? Allez-vous le faire ? Dans le fond tout ce que vous dites est SINCEREMENT passionnant et peut ouvrir des portes, je l’ai déjà dit par ailleurs. Vos « coups de gueule » sont la preuve de votre forte passion pour la truffe, ils ne laissent personne indifférent mais, je crois, que vous faites peur et je constate que nul n’ose se lancer dans un face à face avec vous. D’où cela vient-il ? Le public préfère observer les échanges. Témoin le nombre de visites de ce site est croissant [surtout cette page « Mon expérience »], par contre le nombre de contributions stagne...

                                                        Vous parlez de déclin de la truffe, le problème c’est que personne ne m’a encore donné de statistiques officielles, malgré différents appels, souvenez-vous nous avions commencé nos échanges sur cette question et nous voilà toujours au même point : pas de chiffres, rien.

                                                        Continuez à écrire et à nous faire profiter de votre expérience.

                                                        Cordialement.

                                                        DG

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                                                        • Bjr,
                                                          Vous demandez des chiffres(voyez la FFT ils ont des chiffres, pas justes mais cela donne quand même une idée), je dirai pour ma part entre 20 et 50 tonnes depuis une vingtaine d’années, bien entendu une importante partie provenant du sauvage, car les plantations qui représentent quad même des milliers d’Ha brillent par leur absence.
                                                          Pour le livre je n’en vois pas l’intérêt étant donné que malgré avoir essayé de faire comprendre que toutes ces appellations : culture, trufficulture, plants et chênes truffiers, ne servaient qu’à obtenir subventions ou justification de salaire et ne faisaient
                                                          pas avancer mais plutôt reculer(il n’y a qu’à voir le résultat plus on plante des arbres mycorhizés certifiés pur mélano plus on a brumale ou RIEN), et que mes interventions n’ayant aucunement fait changer l’approche des gens, ce n’est pas un livre qui les fera een changer et donc vous continuerez à faire les beaux jours de tous ces gens qui en profitent et ils auraient tord de ne pas le faire puisque personne ne réagit bien au contraire. Moi non plus je ne gagne rien à écrire des posts et même (voyez sur st Alvère) je ne dis plus rien car quand je vois encore des posts parlant de plants et chênes truffiers ou autres tromperies de ce genre cela m’exaspère.
                                                          Comme je l’avais dit à Murielle au début, je ne suis pas contre les rencontres, messages ou autres mais à condition de cesser de nous rabacher toujours la même histoire( et c’est toujours la même qui nous est servi à toutes sortes de température).
                                                          Cordialement Cazaux

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                                                          • J’ai remarqué que vous n’étiez plus bcp présent sur le forum de Ste Alvere, j’avais plutôt pensé à des problèmes de santé. Si, j’insiste pour le livre, c’est qu’ainsi vous avez tout avantage à rédiger librement vos connaissances, je pense que ce serait plus efficace. Les forums sur le net sont décousus et, vous le constatez, il faut répéter plusieurs fois ses idées car le fil de la discussion tombe souvent aux oubliettes lorsque surviennent de nouvelles questions, les gens posent des questions qui ont déjà été évoquées plus haut. Et puis, un crash informatique peut survenir dans la base de données et tout ce qui est écrit sur le site peut disparaître, c’est de l’information volatile et parfois définitivement perdue. Dans un livre vous aurez une liberté de ton et d’expression qui suscitera forcément des réactions ; vous pourrez aller au fond du problème avec des constats de terrain, des photos, des dessins et une logique dans les propos. C’est un gros travail, mais vous avez de la matière pour le réaliser et en plus le talent d’écriture pour le faire. Ceci dit, la question serait de trouver un éditeur (« les empêcheurs de tourner en rond » par exemple ! - Je ne sais plus si c’est un éditeur ou une collection). Internet est un moyen d’expression, mais pas le seul.

                                                            La question est de savoir pourquoi les gens qui ont planté des milliers d’hectares ne réagissent pas à vos propos pour dire que vous avez raison ou tord ? On ne peut plus dire aujourd’hui qu’il n’ont pas internet ! Il serait tout de même intéressant de comparer les résultats de ceux qui récoltent beaucoup et ceux qui récoltent moins pour avoir une observation globale et en tirer des conséquences. Vous avez suffisamment de force et de contacts pour convaincre l’une ou l’autre des têtes pensantes de la truffe pour les amener à approfondir vos observations dans leur recherche, notamment les jeunes chercheurs. C’est pour ça que vous devez continuer à participer à toutes ces réunions/formation justement pour être « l’empêcheur de tourner en rond ». Je vous ai déjà dit sur ce site, que tout scientifique doit être à l’affût des idées nouvelles, car c’est parfois de celles-ci que naissent de nouvelles théories.

                                                            DG

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                                                            • Bjr,
                                                              Les scientifiques, formateurs et hauts techniciens de la truffe ne s’expriment jamais sur les forums pour la simple raison qu’ils savent très bien que tous les * bobards* qu’ils racontent seront irrémédiablement rejetés par des gens de terrain. D’ailleurs si vous regardez bien tous les livres qu’ils ont rédigés, c’est tout simplement du CHATIN
                                                              avec des photos en couleur. Alors, où se trouve la nouveauté ? les plants mycos ? Mais où sont les truffes de ces plants mycos ? Ah, oui des brumales et encore pas des tonnes,seulement quelque kilos, mais sutout RIEN, et oui je suis plus surpris que vous de ne pas voir ces gens qui ont plantés des milliers d’Ha et qui n’ont rien ou si peu, se manifester sur le forum, ont-ils peurs ? Mais de quoi ? Et pourtant s’ils se montraient,
                                                              peut-être pourrions nous faire changer les coutumes, mais voilà ils ne bougent pas.
                                                              cordialement Cazaux

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                                                            • Bjr,
                                                              je ne ferai pas de livre pour la simple raison que ce qui est valable aujourd’hui ne le sera probablement, même certainement plus demain et cela à cause des pollutions qui vont s’intensifier suite au réveil de la Chine et d’autres pays comme l’Inde ce qui va obligatoirement aggraver la pollution sans compter le nucléaire que l’on veut nous faire croire sans danger et qui en réalité nous pourri de plus en plus la vie(il n’y a qu’à voir
                                                              les allergies,thyroides, nodules,etc. constatés en très forte augmentation depuis tchernobyl).
                                                              Par contre je suis très étonné que les fameux techniciens,formateurs et scientifiques qui font payer très cher des soi disants stages qui normalement devraient vous apprendre à savoir*produire* de la truffe, ne viennent jamais sur les forums. Ce qui est plus grave c’est que ces stagiaires ne savent pas quoi faire pour *produire* des truffes. Cela prouve bien que tout cela est de la fumisterie.
                                                              Cordialement. Cazaux

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                                                            • Bonjour Didier et Mr C, je lis avec interet ce site mais je suis deçu de voir que meme sur un site regroupant des passionnés ou des amateurs, on arrive à se « chamailler ».
                                                              Mr C vous dites que tout n’est que mensonges au sujet des arbres truffiers, soit, vous avez l’expérience alors dites nous vote vérité, si chacun garde ses secrets et part avec, il est certain que la truffe finira par partir avec eux...
                                                              Je constate que vous denigrez beaucoup de choses mais cela ne nous aide pas à avancer, dans ma région de nombreux jeunes s’interessent à la truffe mais nous n’avons plus personne pour nous guider, les anciens sont partis avec leur savoir. nous aurions besoin de conseils, d’aide mais nous sommes bien obligés de faire sans et nous avons de grand risques de nous tromper mais peu importe on y va...
                                                              Alors Mr C, aidez la truffe et les passionnés ou alors ne critiquez pas ceux qui tentent de s’en sortir avec le peu qu’ils ont.

                                                              Merci et a bientot.

                                                              Stephane

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                                                              • Bsr Stéphane,
                                                                je pense avoir dit beaucoup de choses, mais les gens continuent quand même à employer des termes fantaisistes qui ne servent qu’à mettre dans l’esprit des gens de fausses vérités. Tu as des questions pose les et j’essaierai d’y répondre, mais sache que je ne détiens pas la clé du mystère et que lorsque je critique c’est parce que le terrain m’a montré que je pouvais critiquer. Par ex. la radiesthésie je dis que c’est du bidon.
                                                                cordialement CM

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                                                                  Quant au fait de l’envahissment des truffes brumales sur les plantations d’arbres mychorisés, je ne pense pas que cela vienne des arbres ou du procédé de mychorisation mais d’une culture mal appropriée. La nature reste encore maitresse de la fructification trufficole et certaines étapes notamment fongiques ne peuvent être évincées.

                                                                  Bien a vous, Stéphane

                                                                  repondre message

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                                                                    le magnétisme terrestre ? si l’on approfondit la recherche il y a dans ce domaine encore des mystères. Ex pourquoi existe-t-il une déclinaison magnétique, pourquoi le champ magétique s’inverse ?Etc.
                                                                    Pour en revenir à la truffe j’ai discuté avec M Ducret qui défend cette thèse de radiésthésie et qui a essayé de me faire comprendre qu’il fallait que les arbres aient des poles positifs et soient plantés sur le croisement des lignes dur réseau d’hartman, mais voila quand on compare ce qui se passe sur le terrain avec son analyse, on a vite fait de s’apercevoir que rien ne peut étayer sa thèse, bien au contraire.
                                                                    Maintenant pour la brumale, effectivement c’est le sol qui permet d’avoir des espèces différentes, mais car il y a un mais, comment se fait-il que sur des sols comme le plateau de Valensolles les brumales sont arrivées suite à la mise en place de plants mycos ?Je pourrai citer de nombreux exemples.N’est-ce pas M Chevalier qui certifiant
                                                                    les plants Agri truffe comme pure mélano a ouvertement reconnu lors de la manifestation des 25 ans de cette pépinièr qu’en fait c’était plutôt brumale qu’il aurait du mentionner. J’arrête sur ce sujet car le plant myco n’a rien apporté à part des déboires et malheureusement on continue avec maintenant les * clowns* heu je veux dire les clones qui se vendent plus chers et avec les mêmes résultats négatifs pour la truffe mais pas pour les royalties des pépinières.
                                                                    Je pensais que tu poserais des questions mais peut-être que tu n’en a pas.
                                                                    Cordialement CM

                                                                    repondre message

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                                                                      Pour les truffes brumales, je vous ai soumis l’idée de l’importance du cortège fongique mais vous le passez sous silence, vous repondez de façon à denigrer encore une fois les travaux et efforts faits par les autres. Je ne pense pas qu’on puisse avancer dans la trufficulture de cette façon, il faut faire le constat des erreurs soit mais apporter des solutions ou tout du moins un questionnement positif.
                                                                      Chacune de vos phrases contient un aspect négatif et je trouve cela terriblement triste.
                                                                      Vous donnez l’impression d’etre amère et aigri, je trouve par ailleurs que vos interventions ne sont d’aucune utilité.

                                                                      Pour le canitruf, je n’ai aucunement besoin de vos reflexions, je demande une aide, vous m’envoyez une vanne !!! Je ne vous permet pas non plus de me tutoyer et sachez Monsieur que les questions que je poserai sur ce site ne vous serons désormais pas adressé.

                                                                      Bonne continuation.

                                                                      Stéphane

                                                                      repondre message

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                                                                        Tout d’abord excusez mon tutoiement,si vous sortez un peu vous verrez que dans le monde de la truffe cela est monnaie courante et je ne pensais pas vous vexé.
                                                                        Pour en revenir à vos messages, il faudrait être un peu cohérent,car c’est bien vous qui êtes venu me* dénigrer* terme que vous employer souvent à mon sujet et malgré cela j’ai eu l’amabilité de vous répondre.
                                                                        A lire votre premier message vous aviez l’air de me dire que vous aviez une foule de questions ? Je n’ai rien lu, ah oui, j’oubliais la brumale et son.....cortège fongique ?Savez vous au moins ce que cela signifie ?Non je ne le pense pas, car cela voudrez dire que c’est à cause d’autres champignons que l’on aurait brumale.Je ne pense pas que cela soit le cas. La brumale apparait suite déjà à la plantation de ces plants mycos( dont vous avez l’air de vouloir défendre) et deuxièmement au changement de la qualité du sol. C’est à dire que le sol suite à sa dégradation de sol *propre* en sol *sale* favorise la brumale et ce n’est pas l’apport de calcaire qui détruira cette saleté. Par saleté il faut entendre pollution, M.O. très importante, etc.
                                                                        Quand au canitruff, quand on se dit passionné de truffe on ne sert que de truffe et non de produit chimique créé par la socièté qui a été la première à introduire la chinoise dans notre pays.
                                                                        Continuez à planter des plants mycos, vous aurez beaucoup de truffes en tout cas je vous le souhaite.
                                                                        CM

                                                                        repondre message

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                                                                        Je suis obligé de demander d’arrêter un peu les hostilités entre vous. Vous êtes tous des passionnés de la truffe et cela « s’entend ». M. C. souhaite donc que je retire toutes ses interventions sur le site je déplore que l’on en soit arrivé là. Je suis responsable de ce Mag’ et donc responsable de tout qui est dit ici. Respect des idées tant qu’elles ne nuisent à personne. Si je ne peux pas mieux modérer les interventions sur ce site, je ne peux qu’en prendre qu’à moi-même et je dois remettre en cause le concept même de Mag’ de la truffe.

                                                                        Dommage que sur le net on ne puisse pas se mettre autour d’une table avec un bon plat truffé avec un petit vin pour discuter de tout cela !!!

                                                                        Didier.

                                                                        repondre message

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                                                                          Bonjour,
                                                                          Je suis désolé d’avoir déclenché ce débat un peu houleux, mais pour moi il est clair que je m’intéresse au développement d’une truffière naturelle et non à une plantation trufficole. Pour cette raison je souhaiterai bénéficier de quelques conseils (voir message précédent) de la part de Mr Cazaux si il intervient toujours sur ce forum.

                                                                          Cordialement, Virgil.

                                                                          repondre message

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                                                                            Pas grave, vous n’êtes aucunement responsable des derniers « remous » sur ces forums de discussion. Malheureusement, M. Cazaux ne souhaite plus participer sur ce site. Mais il pourra peut-être vous répondre personnellement si vous lui adressez vos questions via sa boite mail. Je ne donnerai pas son adresse ici, mais vous devriez la trouver ici ou la !

                                                                            Bien cordialement.

                                                                            Didier.

                                                                            repondre message

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                                                                              Merci pour votre réponse, je contacterai M Cazaux sur son mail, mais si quelqu’un d’autre ou vous même pouvait me donner des informations sur les truffières naturelles, je suis preneur. J’ai déjà repéré des brûlés très nets autour de 2 arbres et je souhaiterais savoir comment je peux déterminer si les autres arbres sont producteurs, sachant que je n’arrive pas à repérer des brûlés bien marqués sur ces derniers.

                                                                              Cordialement Virgil.

                                                                              PS : Si M Cazaux lit ce message, il peut me répondre par mail à metsumi@tele2.fr. Merci par avance.

                                                                              repondre message

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                                                                                Bonjour Virgil,

                                                                                M. C. a dû recevoir votre message, je lui ai transféré directement, je lui ai aussi donné vos coordonnées, maintenant libre à lui de vous répondre.

                                                                                Pour les conseils, je pense qu’il faut commencer à y aller avec un chien pour trouver des truffes. Vous pouvez en attendant aussi vous munir d’une petite loupe de bijoutier pour voir si vous voyez des mycorhizes sur les radicelles en prenant plusieurs échantillons à divers endroits. Comme le dit M.C. le sol est très changeant d’un endroit à l’autre donc il faut y aller au cas par cas. De plus, la présence de mycorhizes et/ou de brûlé ne garantie en aucun cas la production de truffes. Donc, le mieux pour vérifier, c’est le chien au départ, après voyez avec M.C. comment vous pourriez améliorer les chances de produire (arrosage, griffonnage léger.) En espérant, que vous aurez une réponse.

                                                                                Didier.

                                                                                repondre message

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                                                                                  Bonjour Didier et Virgil,

                                                                                  Virgil, au sujet de Mr Cazaux je ne pense pas que vous soyez responsable.

                                                                                  Quant à votre truffière naturelle, si il est probable qu’il y ait des truffes je vous conseillerai pour ma part de ne pas intervenir avant d’avoir bien vérifier qu’elle ne produit plus. Le mieux est d’attendre cet hiver et de vérifier sur vous en trouvez soit avec un chien comme le dit Didier soit en reperant la fameuse mouche qui se pose au dessus des truffes matures pour y pondre ses œufs si vus n’avez pas de chien.
                                                                                  Ensuite si elle produit je vous conseillerai de nettoyer votre terrain avec prudence, l’idéal etant de ne pas intervenir sur un site producteur. Mais de nombreux critères doivent etre pris en compte...
                                                                                  Salutations.

                                                                                  Stéphane

                                                                                  repondre message

                                                                                  • > M.C. 1er mai 2005 16:11

                                                                                    Bonjour et Merci pour vos réponses.

                                                                                    Ces derniers temps j’ai pris contact avec 2 personnes de l’INRA de Clermont-Frd, dont un retraité qui est passionné de truffe d’un point de vue scientifique/recherche.
                                                                                    Habitant Clermont-frd j’ai pu rencontrer cette personne.
                                                                                    Il travaille actuellement sur des plants mycorhizés (au risque de choquer M.C.) tuber mélano et uncinatum et suit leur évolution mycorhizienne en pratiquant des prélèvements de radicelles pour analyse qu’il pratique lui même. Il m’a expliqué comment identifier les différents types de mycorhizes et de spores de chaque tuber couramment rencontré.
                                                                                    Je me suis donc équipé du matériel nécessaire pour ce type d’analyse et j’effectuerai les premiers prélèvements à la fin de la semaine. Je pense arriver avec cette méthode à déterminer le type de truffe.
                                                                                    Pour mon chien, j’ai commencé le dressage depuis peu. Pour l’nstant je lui fais chercher des bouts de gruyère dans le sol, chose qu’elle fait maintenant très bien (elle trouve et gratte c’est assez encourageant). Par contre je n’ai pas de truffe à ma disposition pour continuer le dressage, je pensais par conséquent utiliser du canitruffe au risque encore une fois de choquer Mr C. Que pensez-vous de ce produit ?
                                                                                    Voilà un peu où j’en suis, et n’hésitez pas à me donner vos impressions et commentaires.

                                                                                    Cordialement.

                                                                                    PS : Je n’ai toujours pas de nouvelles de M.C.

                                                                                    Virgil

                                                                                    repondre message

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                                                                                      Bonjour Virgil,

                                                                                      Pour le canitruffe, il y a une discussion sur le sujet dans la rubrique comportement du chien. A Clermond-Ferrand vous trouverez effectivement les pionniers de la mycorhization...

                                                                                      DG

                                                                                      Voir en ligne : Discussion canitruffe

                                                                                      repondre message

                                      • > Pragmatisme et bon sens (Tuber melanosporum) 1er mai 2005 15:30, par bern48

                                        La sylviculture truffière me fait penser au sylvo-pastoralisme : ça veut faire plaisir à tout le monde et c’est un leurre.
                                        Le sylvo-pastoralisme veut qu’on produise, de l’herbe pour faire pacager les animaux, et en même temps de la forêt. Or on éclaircit à outrance et on aura des arbres sans valeur économique, fortement soumis aux aléas climatiques.
                                        La sylviculture truffière, dans le cas de la melanosporum, tend à faire croire que l’on peut produire de la forêt (avec valeur économique), doublée d’une récolte annuelle de champignons. Je crois qu’il faut choisir.
                                        La « silva » (forêt) est devenue à la mode associée à une autre activité. Certainement grâce aux subventions qui pourraient graviter autour.

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                                        • > Sylviculture 2 mai 2005 11:41, par DG

                                          Bonjour

                                          Depuis probablement avant le néolithique l’homme a cherché à « exploiter » la forêt et à modifier l’environnement pour son usage personnel. Ce n’est pas une mode, c’est un impératif pour la survie humaine de comprendre, créer et gérer des forêts si on peut ainsi éviter de détruire la forêt primaire essentielle sur notre planète. Pour la melano, gadget ou pas, je ne sais pas, mais pourquoi ne pas essayer. C’est vrai que l’homme joue souvent à l’apprenti-sorcier et son inventivité n’a pas de limites, c’est grâce à cela qu’il doit sa survie mais peut-être aussi ce qui sera à l’origine un jour de sa perte... C’est un vaste débat !

                                          DG

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  • > Mon expérience

    12 octobre 2004 12:05

    Re bjr Mr THOLOZANY,
    Au fait pour votre histoire sur les mélanos sous la route cela m’est également arriver mais avec des chênes kermès, et cela est aussi arrivé à des amis comme quoi la vérité sort bien souvent du terrain et non pas des soi-disants techniciens,formateurs,etc..
    Bien à vous.Cazaux

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    • > Mon expérience 22 octobre 2004 04:09

      Bonjour, et excusez moi du retard dans mes reponses

      Ca Monsieur Cazaux, des formateurs j’en ai vu defiler..... chez mes voisins mais pas chez moi.

      Je connais pas grand choses des truffes, je sais à peu pres où les trouver, quand les trouver, comment les trouver, et quelques trucs et astuces pour essayer des les faire etre plus abondantes qu’elles ne sont sans intereventions. Mais l’an dernier par exemple, je n’ai meme pas essayé d’en chercher serieusement.
      Mais j’en sais bien moins que les techniciens c’est sur.
      En fin du moins, je m’y connais moins bien en ........ technique.

      Mais il y a encore plus drole dans les « techniqueries » des trufficulteurs.
      Il y a des trucs que certains « trufficulteurs » de chez nous ont remarqué, ce qui est tout à leur honneur puisque cela veut dire qu’ils on pris le temps d’observer la nature.
      Seulement parfois, l’interpretation du phenomene est, disons assez cocasse......et les decisions qu’untel ou untel peut prendre suite à ces observations peuvent etre la source de fatigues peut etre un peu exagerées pour le resulat escompté.

      Un exemple en est les Callas. C’est à dire des murets de pierres effondrés ou pas, qui bordent les anciennes parcelles dans les causses du quercy. Vous meme avez du en cave parfois le long de ces murets quand un brulé en vient au contact.

      Un des « scientistes » du coin ; fonctionnaire d’une administration dont je tairais le nom par pudeur, l’a aussi remarqué. Et voila que par un effet d’annonce et de mode la nouvelle a essaimer dans toute la contrée (comme quoi la truffe fait rever quand meme.....)......... alors, on se fatique, on sue, et on monte un muret de pierre de 30 cm de haut posé le long de ses « truffieres » (et meme pârfois entre les rangs) pour reproduire le phenomene.......et multiplier la divine recolte............seulement......... ça marche pas vraiment.

      Ca marche pas parceque en plus du sol ; il y a l’arbre. Et ce pauvre arbre, on l oublie bein vite. Sans etre trop pessimiste, je pense que la plupart des « trufficulteurs » scientifique de mon secteur n’on pas vraiment compris qu’un arbre c’est Vraiment Vivant. C’est un peu comme les truffes les chenes (et comme les chiens de certains caveurs), ça fait pas là ou on leur dit de faire..........Ou plutot, ca fait là ou des conditions « tres exactes » sont remplies et pas seulement l’apperence de ces conditions........

      Et un de mes jeune voisin, à qui je voulais eviter des fatigues inutiles (il est jeune marrié il a d’autres occasions de se fatiguer a explorer, ma foi), ne m’a pas cru quand je lui ai dit la verité......... que ci on trouvait des truffes au pieds des pierriers c’est à cause des racines qui remontent....... parceque ces murets ont des fondations qui vont presque jusqu’au ban rocheux sous la terre maigre des causses (les fondations sont parfois à plus d’un metre, j ai du en demonter et je vous jure que sa plonge bien profond)

      Et il continue à se casser les reins à poser des pierres au sol, et ses arbres eux....... ils continuent à faire passer leurs racines par dessous ...... et ils s’arretteront quand ils auront trouvé ce qu’ils cherchent........

      Tout ca pour dire que on oublie, et quand je dis on, ce sont certains « trufficulteurs » que l’arbre est vivant, exigeant, et parfois meme capricieux ou fantasque.

      Et ce qui me prouve, sans aucune contestation possible, la mécréantise, est la profonde ignorance de certains techniciens, c’est une mode recente chez nous, de favoriser la plantation des chenes verts (ont est dans un secteur ou il existe naturellment mais de façon tres locale et en situation extreme avec une sous espece determinée). En plus de pousser à la plantation de yeuses provencales ou charentaise, dans des isolats ou cela polue le materiel genetique naturel et risque d’amener des parasites sur les yeuses locales, ils on intriduit aussi la mode de la taille extreme, dite bonsaie........Qui reduit ces arbres à de souffreuteux arbustes sans cesse emondés et reduits...............ce qui a comme corrolaire, tout forestier un peu serieux le sait, la reduction de la couronne racinaire puisque celle ci se developpe en reflet du houpier.........

      Les racines se developpent bien evidement en fonction des besoins nutricionels, hydriques, et aussi d’ancrage de l’arbre. Mais les conseilliers locaux semblent ignorer qu’un arbre est un tout et non pas l’assemblage d’un tronc, d’un houppier et d’un systeme racinaire independant les uns des autres....

      Ma question du jour : Comment avoir des truffes sans systeme racinaire bien developpé ????????????

      Bien à vous
      Tholozany

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  • > Expérience intéressante

    13 octobre 2004 10:18, par DG

    Merci pour ce témoignage.
    Je n’ai pas compris le « coup du genévrier ». Vous pourriez en dire un peu plus...

    Didier.

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    • > Expérience intéressante 22 octobre 2004 01:42

      Le coup du genevrier...,
      vous connaissez pas ça ??

      Ben par chez nous dans le quercy, on dit que les genevrier donnent des truffes.... alors comment ca ce fait ??

      ben c’est tres simple en fait et tout à fait naturel donc pas du tout Inraesque.

      Si vous ne partez pas de l’arbre vous ne comprendrez pas pourquoi, alors ... partons de l’arbre, et plus recisement du chêne d’un certain age (et meme d’un age tres certain), parceque les bon truffiers, je suis helas desolé de l’apprendre à ceux qui viennent de planter, mais ils ont pas 20 ans..... disons plutot 50 ans et plus au vu de ceux que je connais et cave depuis longtemps.

      Quand je dis bon truffier c’est pas deux ou trois grenailles et une ou deux fleurs, mais la bonne vingtaine de truffes.... un peu lourdes...

      quand je dis chene je comprend les yeuses, pubescent, et meme le rouvre....mais pas les kermes et les rabougris....

      Un grand chene adulte sur un sol pas trop riche et pas trop humide, ça fonctione avec deux systemes racinaires. Tout forestier qui a du un jour ou l’autre en arracher le sait et vous l’expliquerat. Il y a deux trois racines profondes (comme sur une de nos molaires, mais avec une souvent bien plus grosse) et un chevelu. Le chevelu sur les grand chenes mur, c ’est des racines tracantes qui decendent puis remontent en courbes inversées, en courant de la base du fût vers la limite du dome. Donc ça fait comme les rayons d’une roue de velo. Et donc en limite du houpier, vous avez un chevelu plus dense, assez fin, qui remonte pres de la surface. Tout ça pour pomper l’eau qui glisse sur les feuilles (qui dans les grands chenes sont assez dense puisque ils ne sont pas « elagués ») et tombent plus abondement à limite de l’arbre que sous le houpier (vous voyez c’est vachement simple et connement logique).

      Donc sur un grand chêne mur qui est truffier de par sa nature, la partie du brulé qui est à decouvert du houpier est parcouru de racines et micros racines tres denses et proches du sol.

      A partir de là, comme vous defrichez des terrains de ci de là en debut Aout (moment où il faut defricher pour eviter la reprise des arbustes coupés sans avoir besoin ensuite de traiter chimiquement) vous vous reservez les genevriers coupés. Et ces genevrier, vous les dispôsez en tapis par trop epais sur la moitié de la partie extreme du brulé..........Bien que leur bois et epines soient acides ( là aussi cela contredit les Inraesques preceptes) ca va garder l’humidite du sol entre debut aout et septembre et pallier aux manque de regularité et d’abondance des pluies.
      Vous les enlevez debut septembre suivant l’hygrometrie (plus tard si année tres seche)
      et apres vous verrez bien...

      Ca coute bien moins cher que les plaques de lieges, et ca laisse passer l’air, mais gare, ca pique.....

      Essayez sur les grandes truffieres qui viennent de forts arbres et si elles sont bien actives vous aurez une recolte de fleurs sous les zones protégées (qui pourtant aura été à l’ombre ...... on revient encore à cet ombre maudite des « trufficulteurs »).

      Et meme parfois, on trouve des truffes au pied d’un genevrier vivant..... ça ne vous est jamais arrivé ?? Et si oui est ce que vous avez idée de pourquoi ?? j’en ai une idée mais n’en suis pas sur à 100%.

      C’est comme le coup de la pierre aussi ; quand on plante un chêne, mychorizé ou pas, et qu’on espere qu’il serra truffier. Ca fait parfois la difference.

      Mais le coup de la Lauze est ce que vous connaitriez celui là ???

      Tholozany

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      • > Expérience intéressante 22 octobre 2004 08:33

        Bjr Mr THOLOZANY,

        Oui effectivement cela marche avec des branches de genevriers(ici on l’appelle le cade) mais cela marche aussi avec des branches de chênes.Mais il faut bien connaître son terrain car si le terrain est argileux on obtient une mauvaise moisissure qui est très néfaste aux truffes. Nous on pratique un autre mode de paillage bien entendu gratuit et qui évite justement cette moisissure.

        Pour la lauze que l’on pose au fond du trou (je pense que c’est votre question) pour que le pivot de l’arbre parte à l’horizontale cela est faux car une fois que le pivot dépasse la lauze il plonge automatiquement,la seule incidence qu’il pourrait y avoir serait de faire partir des racines traçantes au coude fait par le pivot(il faudrait faire des essais mais cela n’intéresse pas les chercheurs).

        Enfin comme vous le dites si bien pourquoi planter des espèces venant d’horizon hors région ? Vous avez un exemple avec le kermès qui est un arbuste du midi et qui a fait ses preuves pour avoir des truffes dans le midi, et vous nous dites que chez vous ce n’est pas le cas. Un ex. de plus pour nos techniciens ???

        Quand aux truffes dans les murets, Que voulez faire contre la bêtise humaine ?

        Bien à vous.Cazaux

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  • > Mon expérience

    24 mars 2005 16:31, par Stephane

    Bonjour à tous et félicitaitons pour vos temoignages et discours, j’ai lu avec intérêt et meme passion vos interventions...Je vis dans ue région ou la truffe avait quasiment disparue et nous sommes quelques uns à travailler pour la refaire sortir de nos terres.
    Personnellement après avoir lu de nombreux ouvrages « scientistes » ou non , je rejoins largement vos opinions sur la facon d’intervenir dans un milieu truffier, la nature reste la maitresse des lieux et c’est bien ainsi, on ne peut jouer au trufficulteur comme on cultive du mais...Je trouve qu’il est dommage et illusoire de chercher à « industrialiser » la culture de ce noble produit en utilisant machines, desherbants, engrais...
    Je ne cultive qu’une petite parcelle plus par passion que par interet et je tiens a ce que tout soit effectué manuellement et sans produit chimique, c’est plus dur certes mais tellement bon !!!

    Vos témoignages me sont et me seront ,j’espère, d’une grande aide car ici, les connaissances des anciens sont parties avec eux et tout est a refaire alors merci encore à vous et a bientot j’espere.

    Stephane

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  • > Mon expérience

    21 octobre 2005 14:48, par Bonifassi stéphane 450 rte de Bellet 0620 NIce

    Monsieur,
    J’ai été époustouflé par votre savoir faire et votre expériance en truffiers.

    Cette année pour la premiére fois nous plantons quelques chènes truffiers mais nous n’avons aucune expérience dans la matière. Vous serait-il possible de nous donner quelques indications de base :
    Notre idée est de mettre en pot une partie des plans pour voir s’il poussent plus vite. Cette idée est-t-elle bonne ?
    Comment mychoriser d’autres plans à partir de ceux que j’ai déja et comment savoir si notre terrain est valable sachant qu’il y a des chènes qui y poussent déja à l’état naturel.

    Je vous remercie d’avence de votre aimmabilité. En espérant avoir de vos nouvelles,veuillez recevoir nos meilleurs sentiments.

    Stéphane Bonifassi 450 route de Bellet 06200 Nice 0663453859 04933787826
    mail : sbonifassi@accordeon-sud-est.com

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  • je commence pour le plaisir !

    10 décembre 2005 12:10, par françoise

    Bonjour monsieur Tholozany.
    je m’ appelle françoise,nous habitons en saône et loire sur une colline,ancienne terre à
    vignes au début du siècle.Aujourd’ hui la végétation représente de la friche avec des chênes,des noisetiers,des aubépines...Nous souhaiterions planter quelques chênes
    mychorizés.Pensez-vous que le climat,la nature du terrain le permette.
    Merci d’avance.
    françoise

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  • Mon expérience

    11 janvier 2015 09:29, par Pascal

    Bonjour

    Article très très intéressant...
    Le savoir des anciens, issu de générations de gens « terre a terre », il est illusoire de croire que l’on peux modéliser la nature, il y aura toujours la part d’incertitude, celle même qui crée la vie (ou le chaos !).
    Etant de famille plutôt paysanne et de formation scientifique, je crois de plus en plus à la citation d’Albert Einstein : « La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi ! »
    Je vais donc de ce pas, regarder pousser mes chênes !
    Bonne continuation

    Pascal

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