Spores

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Alexander Urban et Irmgard Krisai-Greilhuber de l’Institut de botanique de l’université de Vienne, en
coopération avec Kurt Haselwandter et Isabell Neuner-Plattner de l’Institut de microbiologie de
l’université d’Innsbruck, ont découvert une nouvelle forme asexuée de formation de spores de deux
sortes de truffes Tuber borchii et Tuber oligospermum. Les résultats de leurs recherches ont été
publiés dans le magazine spécialisé « Mycological Research » de juillet 2004.

Ce nouveau stade de propagation des truffes a été découvert par les scientifiques dans les forêts à la
périphérie de Vienne. Ces spores asexuées, contrairement à la plupart des truffes, se forment à la
surface du sol et n’ont presque pas d’odeur. Les chercheurs ont prouvé par analyses de séquences
ADN que ces spores appartiennent bien à de l’espèce truffe.

Les prochaines recherches se concentreront sur d’autres espèces de truffes pour vérifier si elles
développent également une forme de propagation asexuée. Les recherches se feront sur Tuber
aestivum var. uncinatum
, Tuber melanosporum (appelée plus communément Truffe noire du
Périgord) et le Tuber magnatum.

L’Institut de botanique de l’université de Vienne travaille déjà en collaboration avec Tony Pla, cultivateur et chercheur de truffes français, dans le cadre d’un projet du programme autrichien INiTS pour l’implantation d’une culture de truffes en Autriche. Comme les truffes se développent en symbiose avec des arbres ou des arbustes particuliers (tel le noisetier), les chercheurs proposent des plants de ces arbres « infectés » par des truffes en laboratoire.

ADIT, BE Autriche (48, 02/09/2004)

(Extrait de la page 7 de ce document)

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